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début du vote pour un référendum à valeur de test pour Weah

Les bureaux de vote ont ouvert mardi matin au Liberia, où quelque 2,5 millions d’électeurs sont appelés à approuver ou non huit amendements à la Constitution, dont un réduisant la durée du mandat présidentiel de six à cinq ans, et à choisir la moitié de leurs 30 sénateurs.

Les opérations de vote ont commencé vers 08H00 (locales et GMT) dans le bureau de Kendenja à Monrovia, à l’heure d’ouverture prévue à travers le pays, a constaté un correspondant de l’AFP. Dans un autre quartier de la capitale, des électeurs faisaient déjà la queue une heure et demi avant l’ouverture, selon un autre correspondant.

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Les bureaux doivent fermer à 18H00. Les premiers résultats sont attendus avant la fin de la semaine.

L’échéance a valeur de double test pour le président George Weah, qui il y a trois ans avait soulevé un immense espoir en accédant au pouvoir dans ce pays toujours marqué par la guerre civile de 1989-2003 et l’épidémie d’Ebola de 2014-2016.

« Je veux que vous disiez oui au référendum parce qu’il y va de votre intérêt », a lancé ce weekend en meeting l’ancienne star du football, qui n’est pas parvenu à redresser l’économie et a vu sa popularité s’effriter.

Ses adversaires lui attribuent la volonté de tirer profit d’une modification de la Constitution pour remettre à zéro son compteur présidentiel et briguer le moment venu un troisième mandat, comme viennent de le faire ses homologues guinéen Alpha Condé et ivoirien Alassane Ouattara.

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Son entourage affirme qu’il « ne pense pas à un troisième mandat ». Les principaux partis d’opposition ont appelé à boycotter le référendum.

Le référendum vise aussi à autoriser la double nationalité, une question qui divise la société du Liberia, plus ancienne république d’Afrique noire fondée au XIXe siècle sous l’impulsion des Etats-Unis pour des esclaves noirs affranchis.

La population « autochtone » reproche à l’élite américano-libérienne, dont de nombreux membres sont secrètement citoyens des Etats-Unis, d’utiliser l’argent qu’ils gagnent au Liberia pour se construire des propriétés aux Etats-Unis.

Si la proposition passe, les futurs binationaux auront accès à la propriété au Liberia, ce qui devrait donner un coup de pouce à l’économie d’un des pays les plus pauvres au monde.

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