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défense, état d’esprit, attaque, des raisons d’y croire pour les Françaises

Une défense extrêmement solide, un collectif qui ne lâche pas dans les moments compliqués, une attaque efficace: les handballeuses françaises disposent de plusieurs ingrédients pour aller loin à l’Euro-2020 à Herning (Danemark).

Mardi (18h15), les Françaises affronteront les Suédoises et un match nul sera suffisant pour passer en demi-finale, l’objectif minimal affiché avant de se rendre au Danemark.

Mais les coéquipières de Siraba Dembélé peuvent voir au-delà des demies, et rêver de conserver leur couronne européenne conquise en 2018 à domicile, exploit que seuls le Danemark dans les années 1990 et la Norvège dans les années 2000 et 2010 sont parvenus à réaliser.

. Une défense de fer

Si l’on met de côté la première période contre la Russie (19 buts encaissés en 30 minutes), la muraille bleue s’est montrée quasiment infranchissable cette année au Danemark, autour de la patronne de la défense française, Béatrice Edwige.

La démonstration contre le Danemark, étouffé pendant 60 minutes, a donné le sourire au sélectionneur Olivier Krumbholz. « C’est certain que sur le plan défensif, c’est l’un des plus gros matches depuis que j’entraîne l’équipe de France », s’était-il réjoui.

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La relation entre Béatrice Edwige et Grâce Zaadi, qui ont évolué ensemble à Metz durant plusieurs saisons, semble se parfaire match après match, et la pression constante mise par Estelle Nze Minko, parfois en position avancée, pose de gros problèmes aux adversaires.

Et même lorsque les attaques adverses trouvent des solutions, il y a encore l’obstacle des gardiennes Amandine Leynaud, Cléopatre Darleux et Laura Glauser à franchir. Leynaud affiche le troisième meilleur total d’arrêts du tournoi avec 40 parades, et Darleux signe la meilleure efficacité (42% avec 15 arrêts) pour l’instant.

. Une équipe qui ne lâche rien

La France, pendant ses cinq premiers matches du premier tour et du tour principal, n’a pas connu une parfaite promenade de santé, comme la Norvège peut s’en féliciter (cinq succès avec à chaque fois de grosses marges de sept buts ou plus), même si les adversaires des Bleues étaient d’un niveau supérieur.

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Pour leur première rencontre dans la compétition face au Monténégro très accrocheur, les Françaises ont fait la course derrière au score pendant plus de 50 minutes. Contre l’Espagne, elles ont connu un trou d’air qui a relancé leurs adversaires, et elles ont été dépassées sur les mouvements offensifs russes en première période.

Mais elles n’ont jamais rien lâché au cours de ces parties serrés, et peuvent se présenter avant la dernière journée du tour principal en étant toujours invaincues (quatre victoires et un match nul), portées par un mental d’acier.

« Nous avons su rester lucides à la fin, pour ne pas lâcher les ballons qui auraient pu nous faire mal », se réjouissait Alexandra Lacrabère après la victoire contre l’Espagne (26-25) pour le premier match du tour principal.

. Une attaque qui monte en puissance

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A l’issue des cinq premières rencontres de l’Euro-2020, les Bleues affichent 50% de réussite au tir de loin, et plus de 60% de réussite au tir globalement, ce qui les situe dans une moyenne haute par rapport aux tournois précédents.

Sur la base arrière, Alexandra Lacrabère, à droite, en est à 20 réalisations (dont neuf penalties), alors qu’Estelle Nze Minko à gauche et Grâce Zaadi au centre montent à 15 buts chacune.

De plus, Olivier Krumbholz peut compter sur des rotations très efficaces: Aïssatou Kouyaté a été décisive en fin de match contre le Monténégro, Océane Sercien-Ugolin a inscrit le 28e but contre la Russie sur une action de classe, et Orlane Kanor, souffrant du dos en début de compétition, a effectué une grande entrée contre le Danemark.

Une multitude de combinaisons pour le sélectionneur français, qui peut faire peur aux autres prétendantes au titre que sont la Russie ou la Norvège.

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