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un procès en correctionnelle ordonné pour la compagnie

Onze ans après le crash d’un Airbus A310 de Yemenia Airways au large des Comores qui avait fait 152 morts et laissé une unique rescapée de 12 ans, des juges d’instruction parisiens ont renvoyé la compagnie aérienne devant un tribunal correctionnel.

Dans leur ordonnance de renvoi datée du 6 novembre, les magistrats ont ordonné un procès de Yemenia Airways pour « homicides involontaires et blessures involontaires ayant entraîné une incapacité totale de travail inférieure à trois mois », a indiqué à l’AFP une source judiciaire, confirmant une information donnée par l’Association des familles des victimes de la catastrophe aérienne (AFVCA).

Dans un communiqué, dévoilé mercredi par le quotidien « La Marseillaise », l’association dit souhaiter « que l’affaire soit désormais rapidement soumise au tribunal correctionnel de Paris, afin que la compagnie aérienne soit condamnée et ne soit plus jamais amenée à assumer le transport de personnes physiques entre la France et l’Union des Comores ».

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Le 30 juin 2009, l’avion s’était abîmé en mer au large de Moroni, la capitale des Comores.

A son bord, 153 passagers, dont 66 Français et 11 membres d’équipage, partis de Paris ou Marseille à bord d’un Airbus A330 récent, et qui avaient changé d’appareil à Sanaa, au Yémen, pour un A310 vieux de 19 ans.

Bahia Bakari, une adolescente de 12 ans, est le seul « miracle » qui s’est produit dans cette « tragédie », comme elle l’a expliqué dans un récent documentaire de France 3, « Les ailes des oubliés » : elle a survécu en restant accrochée en mer durant onze heures à un débris de l’appareil.

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Le président Nicolas Sarkozy s’était rendu à son chevet dans un hôpital parisien. « On nous a dit que nous allions atterrir et je me suis retrouvée dans l’eau, je ne sais comment, j’entendais des femmes qui appelaient à l’aide », avait-elle témoigné à sa sortie, évoquant aussi des décharges électriques.

Cet accident, considéré comme le plus grave de l’histoire des Comores, archipel de l’océan Indien alors peuplé de 700.000 habitants, avait suscité un fort traumatisme.

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