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Gabin Villière, une ascension express

De la Fédérale 1 au Tournoi des six nations en dix-huit mois, l’ailier de Toulon Gabin Villière a vécu une ascension express et un parcours atypique: le voilà titulaire avec le XV de France, samedi, en Italie.

Sur un terrain, impossible de le rater: avec son casque rouge et ses jambes de feu, Villière sait se faire remarquer. Un joueur aussi remuant qu’audacieux.

Du genre à inscrire son premier essai international pour sa première cape en Bleu, face à l’Italie (36-5), avant de faire trembler les vice-champions du monde anglais à Twickenham (22-19 a.p.), en finale de la Coupe d’automne des nations.

Pas mal pour un ailier aux mensurations qui ne sortent pas du lot dans le rugby moderne (1,84 m, 88 kg). « Honnêtement, je ne l’aurais pas vraiment considéré comme quelqu’un ayant une quelconque aptitude pour le rugby », explique à l’AFP l’Anglais Ben Mercer, ancien de Bath et coéquipier de Villière à Rouen, en troisième division française.

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« Mais Gabin avait ce talent sportif brut qu’il a réussi à polir et auquel il a ajouté la compétence », ajoute le joueur devenu écrivain.

A Rouen, il glisse du poste de demi de mêlée à celui d’ailier, inscrit 26 essais en 23 matches de Fédérale 1 et participe à la montée du club normand en Pro D2.

« Quand il est arrivé au club, il ne savait pas passer, il ne pouvait pas jouer au pied… Ce n’était pas vraiment la position idéale pour lui. On l’a mis au centre mais il n’avait pas les qualités techniques pour ça non plus donc on l’a collé à l’aile », se souvient son entraîneur de l’époque Richard Hill.

– Repéré à sept –

La reconversion a eu du bon puisque Villière est repéré par l’équipe de France de rugby… à sept. « On cherchait des joueurs finisseurs, des joueurs capables de marquer. C’est aussi un joueur particulier parce qu’il ne fait pas forcément tout le temps le bon choix, mais tant pis, il le joue à fond. Et, comme il joue à fond, ça se transforme en grande réussite », explique à l’AFP le sélectionneur du rugby à VII Jérôme Daret.

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« Il ne tombe jamais, il est très solide au contact et aime beaucoup défendre. Il est très fort dans le contest, il est très déterminé pour marquer. On ne peut pas le prendre, on peut le saisir mais il avance tout le temps. C’est un hyperactif, un joueur qui a besoin de manger du terrain, de l’espace et du ballon », ajoute encore Daret.

Cette faim insatiable, Villière l’a transposé à Toulon, le club aux trois titres européens, qu’il rejoint en 2019. Et où l’ailier de poche a fait son trou. A force d’envie, comme souvent.

« Sur le terrain, il est très calme mais il ne faut pas aller le titiller parce qu’il a du répondant. C’est pas quelqu’un qui va aller chercher la petite bête. Il court beaucoup et le sept lui a sans doute beaucoup servi. Il a une très grosse activité sur le terrain et il nous comble pas mal de trous », soulignait son coéquipier en club et en sélection Louis Carbonel.

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La preuve il y a quelques semaines quand son sauvetage incroyable sur Virimi Vakatawa, alors déjà dans l’en-but, a offert une victoire au RCT sur le terrain du Racing 92 (29-23). Un retour in extremis, à l’image du joueur âgée de 25 ans. Les Italiens sont prévenus: Gabin Villière n’a pas le temps.

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