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Le président de l’UPR François Asselineau mis en examen pour harcèlement et agressions sexuelles

Le président du petit parti pro-Frexit UPR (Union populaire républicaine), François Asselineau, a été mis en examen vendredi, notamment pour harcèlement moral et agressions sexuelles, a-t-on appris de source judiciaire.

M. Asselineau, qui avait été placé en garde à vue mercredi dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte le 15 mai par le parquet de Paris, a été placé sous contrôle judiciaire.

Selon la source judiciaire, il a été présenté à un juge d’instruction et mis en examen pour harcèlement moral, harcèlement sexuel, agressions sexuelles par personne ayant autorité et intimidation d’une victime.

Deux plaintes avaient été déposées par deux victimes présumées et anciens salariés de l’UPR, l’une dans l’Allier, l’autre à Paris, et un ancien cadre avait fait un signalement au procureur de la République.

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Ces accusations révélées par Le Figaro et Libération avaient alors été qualifiées de « calomnies » par M. Asselineau.

« M. Asselineau conteste catégoriquement les accusations qui reposent sur une enquête menée exclusivement à charge », a déclaré à l’AFP son avocat, Me Pierre Darkanian, à l’issue de sa mise en examen.

« Les accusations dont il s’agit ont été portées par deux anciens employés de l’UPR dont les plus graves constituent de prétendus baisers volés », a-t-il affirmé.

Le responsable politique a été confronté aux deux plaignants lors de sa garde à vue, selon l’avocat. Ceux-ci ont maintenu leur version des faits.

« M. Asselineau déplore qu’une fois encore le tribunal médiatique bafoue la présomption d’innocence, conditionne le traitement judiciaire de l’affaire et instaure un climat de suspicion et un régime discriminatoire à l’encontre de certaines personnalités publiques », a-t-il ajouté.

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Partisan d’une sortie de la France de l’Union européenne, de l’euro et de l’Otan, il avait réuni 0,92% des voix à la présidentielle de 2017.

Plusieurs dizaines de cadres du mouvement avaient réclamé au printemps sa démission, évoquant « l’existence de relations particulières et plus qu’insistantes de (la) part » de M. Asselineau à l’égard de salariés de l’UPR, « source de graves souffrances psychologiques ».

Ayant échoué à le faire partir, ils avaient ensuite demandé que le président de l’UPR se mette « en retrait » de ses fonctions pendant les procédures judiciaires.

François Asselineau avait néanmoins convoqué un congrès virtuel en juillet lors duquel il avait été réélu haut la main à la tête du parti souverainiste.

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