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Cuba s’engage à légiférer sur le bien-être animal d’ici à fin février

Les autorités cubaines se sont engagées vendredi à prendre d’ici à fin février, pour la première fois, un décret-loi consacré au bien-être animal, après avoir reçu un groupe de militants allés manifester face au ministère de l’Agriculture.

Vêtus de noir et portant des pancartes disant « Où est la loi de bien-être animal ? », une vingtaine de défenseurs des animaux se sont rassemblés vendredi matin face au ministère à La Havane.

L’annonce de ce décret-loi, d’abord prévu pour novembre dernier, avait été saluée comme une victoire de la société civile cubaine, qui voyait pour la première fois ses demandes traduites dans la législation.

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Mais son report a suscité l’inquiétude des militants. La manifestation vendredi matin a duré peu de temps, le directeur juridique du ministère de l’Agriculture, Orlando Diaz, ayant proposé aux manifestants une réunion, qui a duré deux heures.

« La conclusion immédiate à laquelle nous sommes parvenus est qu’avant le 28 février nous aurons une loi sur le bien-être animal », a déclaré à l’AFP, à l’issue de la rencontre, Beatriz Batista, une militante des droits des animaux.

Face à l’inquiétude des militants sur le maintien des combats de coqs et de chiens, ainsi que des sacrifices d’animaux par la santeria, une religion syncrétique originaire du Nigeria, le ministère a promis, selon elle, que seraient interdits « tous les jeux illicites et combats d’animaux ».

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La question des sacrifices religieux est toutefois « un sujet assez sensible » et les autorités ont dit « ne pas pouvoir les interdire ».

Sur la page Facebook du ministère, Orlando Diaz a confirmé que le décret-loi serait pris en février et salué ce dialogue marqué par « le respect » et « un bon échange ».

Il a souligné la nécessité de « pénaliser toute attitude de maltraitance animale » et assuré que les deux parties étaient d’accord sur la majorité des points.

En octobre dernier, le ministère avait dit à l’AFP que le décret-loi prévoirait des amendes, voire des peines de prison, mais que les sacrifices d’animaux par la santeria resteraient autorisés, de même que les combats de coqs, une tradition très ancrée à Cuba, « dans des cas très ponctuels (…) pour une compétition ou un événement ».

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Le 7 avril 2019, quelque 500 personnes avaient défilé à La Havane pour réclamer une loi protégeant les animaux, la première manifestation indépendante et non politique jamais autorisée par l’Etat cubain.

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