les assises requises pour trois membres du « Petit Bar »

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Au terme de l’enquête sur l’assassinat du bâtonnier Antoine Sollacaro, en 2012 à Ajaccio, le parquet de Marseille a requis un procès aux assises pour trois membres présumés de la bande criminelle corse du « Petit Bar », a-t-on appris mardi.

Le parquet réclame que Jacques Santoni, chef présumé du « Petit Bar », décrit comme « le commanditaire » et le « cerveau » de l’assassinat de Me Sollacaro, le 16 octobre 2012, soit jugé pour complicité de meurtre avec préméditation et association de malfaiteurs en vue de la préparation de ce crime.

Dans son réquisitoire définitif daté du 15 février et consulté par l’AFP, le parquet décrit « une rivalité (qui n’est pas une fiction journalistique ou policière) entre le duo Alain Orsoni-Antoine Nivaggioni -dont Me Sollacaro était l’avocat- et l’équipe dite du +Petit Bar+ ». Selon le parquet, cette rivalité était notamment fondée « sur une volonté de mainmise économique sur la Corse du Sud ».

Le parquet s’est notamment appuyé sur les déclarations de Patrick Giovannoni, une « petite main » de cette bande, qui a obtenu, en 2015, le statut de repenti. Gestionnaire du stock d’armes du Petit Bar, celui-ci a affirmé avoir reçu les confidences de Jacques Santoni, qui aurait déclaré après la mort de l’avocat : « C’est nous qui avons tapé ».

Autre membre présumé du Petit Bar, « organisation criminelle hiérarchisée autour du chef de clan », André Bacchiolelli devrait bénéficier, selon le parquet, d’un non-lieu « au bénéfice du doute » pour l’assassinat d’Antoine Sollacaro. L’accusation réclame cependant sa comparution devant les assises des Bouches-du-Rhône pour « association de malfaiteurs en vue de la préparation de ce meurtre, en état de récidive légale ».

Le parquet requiert aussi la mise en accusation pour association de malfaiteurs de Mickaël Ettori, « proche lieutenant de Jacques Santoni », pour son rôle dans l’organisation de réseaux de téléphonie occultes et la gestion d’armes et de véhicules, dont la puissante moto depuis laquelle le tireur a abattu le bâtonnier Sollacaro.

La tentative d’assassinat de Charles Cervoni, réputé proche de l’ex-leader nationaliste Alain Orsoni, le 1er septembre 2012 à Ajaccio, avait été jointe à cette instruction concernant l’assassinat de l’avocat.

Dans ce volet, le parquet a requis la mise en accusation de Jacques Santoni pour « complicité de tentative d’assassinat et association de malfaiteurs » et celle d’André Bacchiolelli pour « tentative d’assassinat et association de malfaiteurs ».

Le repenti assure avoir reçu la confidence d’André Bacchiolelli qu’il était sur la moto ayant servi contre M. Cervoni. M. Bacchiolelli a nié s’être jamais confié à Patrick Giovannoni, « un témoin sorti du chapeau ».

Pour avoir remis une Kalachnikov peu de temps avant ces faits, Patrick Giovannoni est également visé par des réquisitions de mise en accusation pour association de malfaiteurs.

Dénonçant « un dossier vide de preuves », Jacques Santoni, tétraplégique depuis un accident de moto en 2003, a reproché au juge d’instruction d’avoir « manipulé un malheureux, pour fabriquer un repenti, un Don Camillo venu colmater le dossier ».

André Bacchiolelli et Mickaël Ettori, en fuite depuis fin septembre, ont toujours nié appartenir à une bande criminelle.

Les éventuelles mises en accusation finales doivent être décidées par la juge d’instruction.

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