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Un combattant de la liberté algérien «  torturé et assassiné  », admet Macron

Les forces françaises «ont torturé et assassiné» le combattant de la liberté algérien Ali Boumendjel pendant la guerre d’indépendance de son pays, a admis mardi le président Emmanuel Macron, réévaluant officiellement une mort qui avait été dissimulée comme un suicide.

Macron a fait l’aveu « au nom de la France » lors d’une rencontre avec les petits-enfants de Boumendjel.

Cette décision intervient après que Macron a suscité l’indignation en janvier lorsqu’il a refusé de présenter des excuses officielles pour les abus commis pendant l’occupation de l’Algérie.

Au lieu de cela, il a accepté de former une «commission vérité» comme le recommandait un rapport commandé par le gouvernement pour faire la lumière sur le passé colonial de la France.

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Les atrocités commises par les deux parties pendant la révolution algérienne de 1954-1962 continuent de tendre les relations entre les pays.

Boumendjel, nationaliste et avocat, a été arrêté lors de la bataille d’Alger par l’armée française, « placé au secret, torturé puis tué le 23 mars 1957 », a indiqué le palais de l’Elysée dans un communiqué.

« Ali Boumendjel ne s’est pas suicidé. Il a été torturé puis tué », a déclaré Macron aux petits-enfants de Boumendjel, selon le communiqué.

Ce n’est pas la première fois que la véritable cause du décès est reconnue.

En 2000, l’ancien chef des services de renseignement français à Alger, Paul Aussaresses, a avoué avoir ordonné la mort de Boumendjel et déguisé le meurtre en suicide, selon le communiqué.

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Il a ajouté que Macron avait également réitéré mardi sa volonté de donner aux familles la possibilité de découvrir la vérité sur ce chapitre de l’histoire.

Le mois dernier, la nièce de Boumendjel, Fadela Boumendjel-Chitour, a dénoncé ce qu’elle a appelé le mensonge «dévastateur» que l’Etat français avait raconté à propos de son oncle.

L’historien français Benjamin Stora, qui a rédigé le rapport commandé par le gouvernement, a déclaré qu’il y avait une « guerre de la mémoire sans fin » entre les deux pays.

Le rapport a été décrit par le gouvernement algérien comme « non objectif » et « en deçà des attentes ».

Lors de sa campagne électorale de 2017, Macron, le premier président né après la période coloniale, a déclaré que l’occupation de l’Algérie était un «crime contre l’humanité».

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Il a déclaré depuis qu’il n’était « pas question de se repentir » ou de « présenter des excuses » pour les abus commis dans ce pays d’Afrique du Nord.

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