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L’administration libyenne pro-Haftar donne le pouvoir au gouvernement intérimaire

L’administration orientale de la Libye a officiellement remis mardi le pouvoir à un nouvel exécutif censé unifier le pays déchiré par la guerre et le diriger vers des élections à la fin de cette année.

Le gouvernement d’unité nationale (GNU), sélectionné dans le cadre d’un processus soutenu par l’ONU, est la dernière tentative soutenue au niveau international pour mettre fin à une décennie de chaos dans la nation nord-africaine et unir les administrations rivales.

Dirigé par le Premier ministre par intérim Abdul Hamid Dbeibah, le GNU remplace à la fois le gouvernement d’accord national (GNA) basé à Tripoli et un cabinet parallèle basé dans la région de Cyrénaïque et non reconnu par la communauté internationale.

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La région clé de l’est a été sous le contrôle de facto des forces du putschiste général Khalifa Haftar.

La passation du pouvoir mardi a eu lieu au siège de l’administration parallèle orientale, dirigée jusqu’à présent par Abdallah al-Thani, dans la deuxième ville de Libye, Benghazi.

Hussein Attiya al-Gotrani, l’un des deux vice-premiers ministres de Dbeibah, et plusieurs ministres venus de la capitale Tripoli, dont le ministre de l’Intérieur Khaled Mazen, représentaient le GNU, a déclaré un correspondant de l’Agence France-Presse (AFP).

« La période de division est terminée », a déclaré Gotrani cité par les médias locaux. « Le Gouvernement d’unité nationale est au service de tous les Libyens, quelle que soit leur région. »

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La Libye est tombée dans le conflit après que le dictateur Moamar Kadhafi a été renversé et tué lors d’un soulèvement soutenu par l’OTAN en 2011, avec un ensemble de forces luttant pour combler le vide.

Dbeibah a prêté serment la semaine dernière après que le Parlement a approuvé son cabinet dans une décision saluée par les principaux dirigeants et les puissances étrangères comme « historique ».

L’exécutif par intérim est confronté à des défis de taille pour unifier les institutions du pays, mettre fin à une décennie de combats marquée par l’ingérence internationale et se préparer aux élections du 24 décembre.

Le transfert est intervenu une semaine après que Fayez al-Sarraj, le chef sortant du GNA basé à l’ouest, ait officiellement cédé le pouvoir à la nouvelle administration d’unité.

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Haftar n’a pas officiellement participé aux négociations politiques.

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