Treize États d’Afrique et du Moyen-Orient seraient menacés de restrictions à la délivrance de visas pour l’espace Schengen européen sans frontières en raison d’un manque de coopération dans la réadmission des demandeurs d’asile déboutés.
Ces pays figurent sur une liste compilée par la Commission européenne, a rapporté l’édition de dimanche du journal allemand Die Welt en référence au document.
Leur volonté de se conformer à l’obligation en vertu du droit international de reprendre leurs propres citoyens est « insuffisante », selon le rapport. Cela concerne avant tout les demandeurs d’asile déboutés.
Un porte-parole de la Commission européenne a déclaré dimanche à Deutsche Presse-Agentur (dpa) qu’il n’était pas possible de confirmer des pays spécifiques pour le moment.
En février, la commissaire européenne aux affaires intérieures, Ylva Johansson, a présenté un rapport examinant la coopération avec 39 pays dans le domaine du retour et de la réadmission des demandeurs d’asile déboutés.
Elle a dit que la coopération avec plus d’un tiers des pays examinés devait être améliorée. La Commission européenne n’a pas nommé de pays spécifiques à l’époque, le rapport étant confidentiel. Le taux de rapatriement de l’UE est faible depuis des années.
Après une réunion des ministres de l’Intérieur de l’UE à la mi-mars, Johansson a annoncé que des négociations seraient engagées avec un nombre limité de pays en dehors de l’UE.
Si les progrès sont insuffisants, a-t-elle déclaré, elle serait prête à faire des propositions d’ici l’été sur les pays qui devraient être soumis à des changements positifs ou négatifs de la politique des visas. Le porte-parole de l’autorité bruxelloise a confirmé dimanche cette perspective.
En raison d’un code sur les visas, en vigueur depuis février 2020, l’UE peut exercer une pression sur les pays extérieurs à l’Union par le biais de sa politique des visas.
Selon le rapport du journal, la Commission européenne veut désormais « entamer un dialogue » avec l’Irak, l’Iran, la Libye, le Sénégal, la Somalie, le Mali, la Gambie, le Cameroun, la République du Congo, l’Égypte, l’Érythrée, l’Éthiopie et la Guinée-Bissau.
Si la coopération ne s’améliore pas, des restrictions pourraient être proposées aux États de l’UE à partir de l’été.
La première étape consisterait à lever la limite actuelle de 15 jours pour le traitement des demandes de visa ou à suspendre l’exemption des frais de visa pour les diplomates.
Ensuite, les frais de visa pourraient être augmentés de 80 euros à 160 euros (94 $ – 189 $).
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