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opposée à l’avortement, une députée campe dans l’Assemblée

Une députée conservatrice costaricienne campe depuis trois jours au centre de la salle plénière de l’Assemblée nationale pour protester contre une possible proposition de loi visant à légaliser l’avortement.

« C’est une aberration contre les enfants à naître », a déclaré par téléphone à l’AFP Nidia Cespedes, du parti conservateur Nouvelle République, qui « n’arrive pas à comprendre comment plusieurs féministes veulent autoriser l’avortement ».

La députée participe aux sessions de l’Assemblée assise devant le perchoir et face à ses collègues députés. Elle y passe ensuite la nuit jusqu’au lendemain, quand le travail reprend, dit-elle.

Elle se dit décidée à poursuivre son action jusqu’à ce qu’elle soit au moins entendue par le gouvernement.

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Début mars, l’ONG costaricienne Mouvement pour un avortement légal a présenté une initiative visant à dépénaliser l’avortement, qu’elle espère pouvoir déposer devant le Parlement si la proposition recueille au moins 170.000 signatures.

Le projet de loi viserait à autoriser l’avortement jusqu’à 14 semaines de grossesse alors qu’au Costa Rica l’avortement est seulement autorisé en cas de danger pour la santé ou la vie de la femme enceinte.

De nombreux mouvements de défense des droits des femmes se mobilisent en Amérique latine pour faire progresser la légalisation de l’interruption volontaire de grossesse (IVG).

L’Argentine est devenue le 14 janvier dernier, avec la promulgation de la loi, le plus grand pays d’Amérique latine à autoriser sans conditions l’avortement jusqu’à 14 semaines de grossesse. Jusque-là, l’IVG n’était autorisée qu’à Cuba, en Uruguay, au Guyana, dans la ville de Mexico et l’Etat mexicain d’Oaxaca.

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