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Martha Koome, première femme nommée à la tête de la Cour suprême

Martha Karambu Koome a été nommée mercredi cheffe de la Cour suprême du Kenya, devenant la première femme de l’histoire du pays à diriger l’une des trois branches de l’Etat.

Agée de 61 ans, Mme Koome, fervente défenseure des droits des femmes, au caractère réputé calme, prend la tête du pouvoir judiciaire à un peu plus d’un an des élections générales. La Cour suprême, en charge du contentieux électoral, pourrait être une nouvelle fois amenée à y jouer un rôle crucial.

En septembre 2017, l’institution avait annulé les résultats de l’élection présidentielle, une première dans l’histoire du continent, qui a envenimé les relations entre la magistrature et le président Uhuru Kenyatta, finalement réélu.

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Mme Koome, qui a étudié à l’université de Londres et siégeait à la Cour d’appel avant sa promotion, ne figurait pas parmi les favoris dans la liste des dix candidats au poste.

Le président Kenyatta a confirmé sa nomination par décret mercredi, quelques heures à peine après que celle-ci a été entérinée par le Parlement.

Mme Koome succède à David Maraga qui avait présidé l’audience historique de septembre 2017 et occupé le poste de 2016 jusqu’à son départ à la retraite en janvier 2021. Elle devrait prêter serment dans les jours qui viennent.

Durant le régime autoritaire du président Daniel Arap Moi (1978-2002), Mme Koome s’était fait un nom en défendant des prisonniers politiques parmi lesquels Raila Odinga, qui deviendra le chef historique de l’opposition.

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En 2019, elle faisait partie d’un collège de cinq juges qui a rejeté un appel visant à empêcher une organisation de défendre les droits des homosexuels. Elle a également participé à la refonte de la Charte des Enfants du Kenya.

Mme Koome va prendre ses fonctions alors qu’un tribunal de première instance a récemment jugé illégal le processus de révision de la Constitution initié par le président Uhuru Kenyatta avec le soutien de Raila Odinga.

Le gouvernement a promis de faire appel et d’aller, s’il le faut, jusqu’à la Cour suprême pour sauver le principe de cette révision constitutionnelle, susceptible de conditionner les alliances politiques de l’élection présidentielle de 2022.

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Lors de son audition devant les parlementaires, la nouvelle cheffe de la Cour suprême a promis de débarrasser le système judiciaire de la corruption et de préserver son indépendance.

« Je suis une juge qui regarde la société et les Kényans se sentiront en sécurité avec moi », a-t-elle promis.

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