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ouverture du procès de deux anciens skinheads, jugés en appel

Le procès en appel de deux anciens skinheads, condamnés en première instance à onze et sept ans de prison pour la mort en 2013 du jeune militant antifasciste Clément Méric, s’est ouvert mardi après-midi devant les assises de l’Essonne.

Esteban Morillo, 28 ans, et Samuel Dufour, 27 ans, comparaissent libres, soigneusement coiffés et habillés, d’une veste sombre pour l’un, d’un gilet de costume pour l’autre.

La cour doit s’intéresser dans l’après-midi à la personnalité d’Esteban Morillo, qui avait reconnu en première instance, en 2018, avoir porté « deux coups » mortels à la victime.

Le jeune homme avait aussi exprimé ses regrets, se repentant de son passé de skinhead, jusqu’à faire recouvrir ses tatouages liés à la mouvance d’extrême droite et fondre en larmes en pleine audience.

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En amont du procès en appel, son avocat Me Jérôme Triomphe a indiqué à l’AFP qu’il comptait plaider l’acquittement.

Les faits reprochés remontent à 2013. Le 5 juin en fin d’après-midi, deux petits groupes de jeunes militants d’extrême gauche et d’extrême droite se retrouvent fortuitement à une vente privée dans le quartier Saint-Lazare à Paris.

Ils s’invectivent. Les deux groupes passent plusieurs appels pour demander des renforts. Quarante minutes plus tard, une bagarre éclate dans la rue. En sept petites secondes, elle est fatale à Clément Méric, un étudiant de Sciences Po Paris âgé de 18 ans, qui s’effondre sur le bitume après avoir été frappé au visage.

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Qui a provoqué l’affrontement ? Les skinheads portaient-ils des poings américains ? En première instance, le puzzle des témoignages et des expertises n’avait pas permis de faire toute la lumière sur le déroulement des faits. Bien que les deux accusés aient tous deux contesté avoir utilisé des poings américains, la cour les avait reconnus coupables d’en avoir portés.

A l’issue de deux semaines de débats, Esteban Morillo avait été condamné pour violences avec armes et en réunion ayant entraîné la mort sans intention de la donner. S’il n’a pas frappé Clément Méric, Samuel Dufour avait été condamné pour avoir empêché ses camarades de lui porter secours.

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Un autre skinhead avait été acquitté.

MM. Morillo et Dufour et le parquet avaient fait appel.

La cour se penchera sur la personnalité de M. Dufour mercredi matin.

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