Le premier groupe de diplomates russes sommés de partir par la République tchèque en raison d’une querelle diplomatique en cours depuis avril a décollé samedi de l’aéroport de Prague, a déclaré un photographe de l’Agence France-Presse (AFP).
Le vol spécial doit être suivi d’un autre lundi, date limite pour le départ de 63 employés de l’ambassade de Russie du pays d’Europe centrale.
Prague et Moscou ont décidé de limiter à 32 le nombre de diplomates dans leurs ambassades respectives en avril, à la suite d’un désaccord sur le rôle des services de renseignement russes dans deux explosions meurtrières sur le sol tchèque.
Les services de renseignement tchèques soupçonnent que deux espions russes ont orchestré les explosions qui ont tué deux personnes dans un dépôt militaire de l’est de la République tchèque en 2014. Les médias ont déclaré que les explosions étaient censées s’être produites à l’extérieur du dépôt pour détruire des armes appartenant à un marchand bulgare et éventuellement en direction de l’Ukraine. C’était à peu près à l’époque où la Russie avait déclenché des tensions avec l’Occident en annexant la péninsule de Crimée qui appartient à l’Ukraine et en soutenant les rebelles dans un conflit avec les forces ukrainiennes dans l’est du pays.
L’annonce a conduit Prague à expulser 18 diplomates russes soupçonnés d’être des espions, tandis que Moscou a expulsé 20 membres du personnel de l’ambassade tchèque en représailles, renvoyant les relations bilatérales à leur plus bas niveau depuis des décennies.
Les agents présumés des services secrets militaires russes du GRU sont les mêmes que ceux soupçonnés d’avoir empoisonné l’ancien agent double russe Sergueï Skripal et sa fille à Salisbury, en Angleterre, en 2018.
Mi-mai, Moscou a désigné la République tchèque, aux côtés des États-Unis, comme un « État hostile » qui a « mené des actions hostiles » contre la Russie.
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