Le leader malien d’un coup d’État en août dernier, le colonel Assimi Goita, qui a renversé deux présidents au cours des neuf derniers mois, a prêté serment lundi en tant que président de transition de l’État du Sahel chroniquement instable après le deuxième coup d’État du pays en neuf mois.
La cérémonie dans la capitale Bamako est intervenue après que Goita a évincé le président civil et le Premier ministre d’un gouvernement de transition le 24 mai, à la condamnation internationale.
« Je jure devant Dieu et le peuple malien de préserver le régime républicain (…) de préserver les acquis démocratiques », a déclaré Goita, qui avait troqué sa tenue de camouflage contre un uniforme d’officier gris foncé et une ceinture jaune. « La situation nous offre l’opportunité de remettre le processus de transition dans le sens souhaité par la population », a-t-il annoncé.
Il a ajouté qu’il s’était engagé à mettre en œuvre « les actions nécessaires à la réussite de la transition, notamment l’organisation d’élections crédibles, justes et transparentes qui se tiennent comme prévu », selon Reuters.
Le deuxième putsch au Mali en neuf mois a déclenché un tollé diplomatique, poussant l’Union africaine (UA) et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à suspendre le Mali.
La France a également suspendu les opérations militaires conjointes avec les forces maliennes et cessé de donner des conseils militaires. L’ancienne puissance coloniale a des milliers de soldats stationnés dans le Sahel semi-aride pour aider à lutter contre les violences extrémistes qui ont éclaté au Mali en 2012 et menacent désormais la région, comme l’a rapporté l’Agence France-Presse (AFP).
Goita subit la pression des pouvoirs régionaux et internationaux pour que les élections se déroulent comme prévu en février prochain, mais ses conseillers ont suggéré que le calendrier pourrait changer.
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