Le sénateur LREM de la Côte-d’Or, François Patriat, a déploré mardi que le mouvement présidentiel soit « trop virtuel » et « trop dans l’entre-soi », deux jours après le premier tour des régionales et départementales lors desquelles la macronie a essuyé une sévère défaite.
La République en marche « est un mouvement qui est, à mon avis, trop virtuel: on est trop dans l’entre-soi, on n’a pas de militants, on a des cliqueurs », a fait valoir l’ancien ministre socialiste sur Public Sénat, en référence à l’adhésion à LREM qui se fait par un simple clic sur internet, sans cotisation.
Le sénateur, réputé proche d’Emmanuel Macron, a toutefois voulu relativiser la contre-performance de LREM lors du scrutin de dimanche. « Nous sommes en deçà des espérances que nous avions pour le premier tour des élections régionales, (mais) qui peut penser qu’un mouvement né il y a quatre ans est en mesure de gagner les régions ? », a-t-il lancé, en appelant à « ne donner aucune portée nationale à ces scrutins locaux ».
François Patriat a encore estimé que « ce n’est pas En Marche qui accompagnera le président de la République à la présidentielle, ce sera bien au-delà », en considérant qu’il « faut un mouvement de la majorité présidentielle en agrégeant le MoDem, Agir, Territoires de progrès », soit les partenaires actuels de la majorité destinés à se réunir dans une « maison commune », dont la construction est toujours en chantier.
Interrogé sur les déclarations du sénateur, le numéro un de LREM, Stanislas Guerini, a expliqué que « bien sûr, les lendemains d’élections, on cherche tous les raisons du résultat », en contestant toute « absence de mobilisation militante dans cette campagne ».
« Les militants, ils sont à LREM. Il ne faut pas balayer la qualité des campagnes et des candidats, dont je trouve qu’ils ont mené des campagnes valeureuses », a-t-il poursuivi.
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