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« bienvenue chez toi! », lui lance Le Drian

Le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken, francophone et francophile, a été reçu en ami de la France vendredi à Paris : « bienvenue chez toi », lui a lancé son homologue Jean-Yves Le Drian au début de leur rencontre.

« Mon cher Tony, je suis vraiment très heureux de t’accueillir à Paris », a déclaré le chef de la diplomatie française, qui connaît son homologue depuis 2012, lorsqu’il était ministre de la Défense du président François Hollande et Antony Blinken membre de l’équipe de conseillers en politique étrangère et de sécurité de Barack Obama.

« C’était normal que tu viennes à Paris parce que, ici, tu es un peu chez toi. Je serais tenté de dire : bienvenue chez toi ! », a-t-il ajouté.

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« Mon cher Jean-Yves, je suis content de te retrouver ici et de me retrouver à Paris », lui a répondu en français le secrétaire d’Etat, qui a vécu une partie de sa jeunesse dans la capitale française.

Passant ensuite à l’anglais, Antony Blinken a insisté, tout comme son homologue, sur l’importance de la coopération franco-américaine face aux défis et crises qui secouent le monde.

« Nous sommes plus forts et efficaces quand nous travaillons ensemble et le président Biden est extrêmement reconnaissant pour notre partenariat constant », a-t-il souligné.

Les deux pays coopèrent notamment dans la lutte contre le terrorisme au Moyen-Orient et au Sahel.

Les Etats-Unis sont aussi de nouveau beaucoup plus engagés sur les grands enjeux internationaux, de l’accord sur le climat à celui sur le nucléaire iranien, depuis l’arrivée de Joe Biden à la Maison Blanche.

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Jean-Yves Le Drian s’est félicité pour sa part de la « revitalisation de la relation transatlantique » et de « points de vue communs la plupart du temps » sur les crises que le monde traverse.

Antony Blinken, aujourd’hui âgé de 59 ans, est arrivé enfant en France, où il a passé toute la décennie 1970 avec sa mère, remariée à l’avocat Samuel Pisar, l’un des plus jeunes rescapés de la Shoah.

Il a fréquenté l’Ecole Jeannine Manuel, prestigieux établissement privé bilingue à Paris, jusqu’à obtenir son baccalauréat français.

Ce « prisme » n’imprègne toutefois pas tant que cela la diplomatie américaine.

Depuis Berlin, Antony Blinken a ainsi martelé mercredi que les Etats-Unis n’avaient pas « de meilleur ami dans le monde que l’Allemagne ».

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Le « retour de l’Amérique » prôné par Joe Biden après l’isolationnisme de son prédécesseur Donald Trump ne rejoint pas non plus nécessairement la vision française sur l’autonomie stratégique de l’Europe.

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