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un mort dans des échanges de tirs près d’une base des Casques bleus dans le nord-est

Des échanges de tirs entre des Casques bleus et un groupe de jeunes qui empêchaient l’atterrissage nocturne d’un hélicoptère de l’ONU dans le nord-est de la République démocratique du Congo ont fait un mort parmi les civils, a-t-on appris dimanche de source onusienne.

L’incident s’est produit lorsque des jeunes ont envahi la piste où devait atterrir un hélicoptère samedi à 19H00 (17H00 GMT) pour évacuer en urgence un agent malade de la Mission de l’ONU en RDC (Monusco) en poste dans la localité d’Aveba, à 65 km au sud de Bunia (Ituri, nord-est).

« Mais pour des raisons inconnues, des rumeurs ont circulé disant que la Monusco allait déposer des (miliciens du groupe armé Forces démocratiques alliées) ADF là bas », a déclaré à l’AFP Tobi Okala, responsable de l’information publique de la Monusco en Ituri.

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A l’origine rebelles musulmans ougandais, les ADF ont fait souche depuis plus de 25 ans au Nord-Kivu. Ce groupe est considéré comme le plus meurtrier des groupes armés recensés dans la partie orientale de la RDC, notamment depuis 2013 dans la région de Beni où leur est imputée une série de massacres.

« On a tiré sur les Casques bleus (…) Il y a eu échange de tirs et comme c’était la nuit, est-ce que c’est lors de cet échange que des balles ont atteint les civils? On parle de quatre ou cinq, dont un a malheureusement succombé à l’hôpital. Ce que nous regrettons », a-t-il ajouté.

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Les Casques bleus se sont retrouvés dans une situation de « légitime défense », a estimé M. Okala.

Confirmant le bilan d’un mort, et évoquant quatre blessés, la société civile de la localité d’Aveba a indiqué à l’AFP que des Casques bleus avaient tiré sur des civils « avec la participation de la PNC (police nationale congolaise) », selon son président Ndrundro Masumbuko.

« C’est regrettable. Ca fait deux fois que la Monusco tente d’atterrir vers 19H00-20H00 à Aveba », suscitant l’opposition de la population, a-t-il ajouté, sans fournir les raisons de ces refus.

La Monusco a promis de diligenter une enquête.

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