in

Piolle (EELV) critique les « religions » de la croissance et de la décroissance

Le maire de Grenoble Eric Piolle, candidat à la primaire des Verts pour la présidentielle, a critiqué mardi « la religion » de la croissance pour les uns, de la décroissance pour les autres, disant préférer « partir du vécu » pour bâtir une politique.

Alors que l’ancienne ministre Delphine Batho, également candidate à la primaire écologiste, prône la décroissance, Eric Piolle a affiché sur France Inter sa différence: « Je ne suis pas religieux: la croissance est devenue une religion, vous devez être ou bien croissansiste ou bien décroissansiste; ça ne me parle pas ».

Mesurer l’évolution du PIB, « ça n’a pas de pertinence », « c’est un indicateur qui aujourd’hui ne reflète pas notre qualité de vie », a-t-il insisté.

A Lire aussi  inscription, vœux, meilleurs choix... Nos conseils

Il a appelé au contraire à « partir du vécu, le logement, la mobilité, l’alimentation », et à se « fixer des objectifs sur ce que nous voulons atteindre ». Ainsi par exemple en matière de santé où au-delà de la « politique du tout curatif » actuelle, il faut selon lui « aussi faire du préventif, qui permettra, à financement constant », d’améliorer notre santé à tous ».

Interrogé par ailleurs sur la 5G, le candidat écologiste a souligné l’importance de la régulation du numérique dont la consommation électrique, « si rien n’est fait, va doubler dans les cinq ans » et les gaz à effet de serre qui lui sont liés « exploser ».

A Lire aussi  Veolia dévoile une offre améliorée, Engie doit se prononcer

Sur ce sujet, il a qualifié d' »excellente idée » la proposition du député LFI François Ruffin d’un « comité citoyen permanent sur le numérique », « pour pouvoir fixer la question des usages ».

Eric Piolle a par ailleurs défendu l’action de l’association altermondialiste Attac, qui a peint en noir samedi des vitrines de la Samaritaine, le grand magasin du géant du luxe LVMH à peine rouvert au cœur de Paris, pour dénoncer l’enrichissement des milliardaires pendant la crise sanitaire.

« Ce n’est pas du vandalisme, rien n’a été détruit », et « ces actions-là peuvent être utile » pour « faire passer le message », a-t-il jugé, qualifiant de « scandale pour notre justice sociale » l’enrichissement des plus riches pendant la crise.

A Lire aussi  L1: L'OM ralenti par Monaco au Vélodrome

Sur le front de la pandémie et d’une possible obligation vaccinale contre le Covid des soignants, qui en ont déjà une pour d’autres maladies a-t-il rappelé, il s’y est dit favorable, « si les choses n’évoluent pas dans le bon sens dans les quinze prochains jours ».

Mais concernant l’ensemble de la population française, « il y a encore énormément à faire pour promouvoir la vaccination » avant d’envisager une obligation, a-t-il estimé.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

GIPHY App Key not set. Please check settings

Jacob Zuma de retour devant la justice, gagne du temps

Dans le delta du Danube, une pépinière de champions de canoë-kayak prend l’eau