les toxicomanes du quartier des jardins d’Eole ont été évacués

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Les toxicomanes du secteur des jardins d’Éole à Paris, actuel point de fixation des usagers du crack du nord-est parisien, ont été évacués vendredi matin par la police pour être regroupés un peu plus loin.

Plusieurs cars ont été mobilisés pour emmener la cinquantaine de toxicomanes présents en bordure nord des jardins d’Eole, vers la place Auguste-Baron, a constaté un journaliste de l’AFP. Encadrée par un important dispositif policier, l’évacuation s’est déroulée dans le calme et achevée vers 11h30.

« Une opération a lieu, visant à regrouper ces personnes aux abords de la place Auguste Baron, porte de la Villette, dans un secteur sans riverains aux abords immédiats », a indiqué dans un communiqué la préfecture de police.

« Sur mon instruction, la préfecture de police évacue ce matin les toxicomanes des secteurs des Jardins d’Éole et de Stalingrad. Le combat contre la drogue est un combat quotidien et j’ai entendu la colère des riverains », a aussi commenté sur Twitter le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin.

« La fermeture des jardins d’Éole aux usagers de crack décidée par la mairie de Paris entraîne depuis début juillet des nuisances particulièrement élevées pour les riverains des rues Riquet et d’Aubervilliers, dans une configuration urbaine particulièrement inadaptée : rue étroite et passante, proximité immédiate d’habitations et d’écoles », a argumenté la préfecture de police.

Mi-mai, préfecture et mairie s’étaient accordées pour regrouper les toxicomanes dans le nord des jardins d’Eole, site historique de consommation, afin de soulager les riverains du secteur voisin de Stalingrad.

Mais fin juin, Anne Hidalgo avait décidé de mettre fin à cette situation provisoire en interdisant aux consommateurs de crack l’accès au parc, afin que les habitants en reprennent possession.

La mairie avait promis l’ouverture d’un premier lieu de prise en charge spécialisé dans le crack avant l’automne et s’opposait à la solution temporaire, proposée par la préfecture de police (PP), de déplacer les toxicomanes vers la place Auguste-Baron.

Engagée dans une passe d’armes depuis plusieurs mois avec la PP, elle dit n’avoir pas été prévenue de l’évacuation de vendredi matin.

« Je suis soulagé que ce quartier qui en a assez bavé puisse respirer un peu (…) Je ne suis pas totalement rassuré sur la suite des événements. On reconstitue de fait une nouvelle colline de crack un peu plus loin », a déclaré, sur place, le maire (PS) du XIXe arrondissement, François Dagnaud.

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