L’ex-ministre Paul Quilès, figure des années Mitterrand, est mort

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« Grand serviteur de l’Etat », « infatigable républicain », « homme engagé » : Paul Quilès, ex-ministre socialiste et figure des années Mitterrand, est décédé vendredi matin à Paris à l’âge de 79 ans, a annoncé à l’AFP une de ses filles Emmanuelle Quilès.

« Mon père s’est éteint ce (vendredi) matin à Paris. Il s’est battu jusqu’au bout comme il l’avait toujours fait dans sa vie pour les autres », a-t-elle ajouté.

Sa mort avait été annoncée par erreur mardi par le président du Conseil départemental du Tarn, Christophe Ramond, et relayée par plusieurs médias, dont l’AFP.

Son ascension politique avait pris un véritable essor en 1981, quand il était devenu le directeur de la campagne présidentielle de François Mitterrand qui, en mai, accédait à l’Elysée.

Paul Quilès a notamment été ministre de l’Intérieur et de la Défense dans les années 1980 et 1990. En 1997, il a été élu président de la commission de la Défense de l’Assemblée nationale, avant de présider, l’année suivante la mission d’information parlementaire sur le rôle de la France dans le génocide des Tutsi au Rwanda.

Pendant un quart de siècle, il a été également maire de Cordes-sur-Ciel (Tarn), de 1995 à 2020, élu au premier tour lors de quatre mandats consécutifs. Il a enfin été député à plusieurs reprises, à Paris puis dans le Tarn, terre de Jean Jaurès, figure tutélaire de la gauche française.

Le président Emmanuel Macron a rendu hommage à « un grand serviteur de l’État », saluant un « ténor du socialisme » et un « pilier de la République », qui a servi « la France à toutes les échelles de son organisme politique avec un égal dévouement et une ardeur inlassable ».

– « Infatigable républicain » –

Paul Quilès « était un homme engagé », a souligné l’ancien président François Hollande. « Il a servi l’Etat avec une grande compétence. Il défendait avec courage ses convictions, quitte à bousculer les idées reçues. Il avait une passion pour Cordes-sur-Ciel et pour le département de Jaurès », a-t-il ajouté.

Il était un « infatigable républicain, fidèle compagnon du président Mitterrand », a réagi le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand.

« Paul Quilès était un ami. Socialiste avec des convictions profondes et un tempérament », a ajouté l’ancien Premier ministre et ex-ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve. « Nous avions travaillé ensemble sur le Rwanda. Il demeurera un symbole de sincérité et de courage ».

« Toute sa vie, Paul Quilès aura servi la République, notamment à la tête du ministère de l’Intérieur », a souligné le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin.

« Ministre des Transports, il fit de la sécurité routière son combat. Les vies qu’il a sauvées se comptent par milliers. Il avait voué la sienne à la France », a indiqué le ministre délégué aux Transports Jean-Baptiste Djebbari.

La maire de Paris Anne Hidalgo a de son côté rendu hommage à un « homme de conviction et grande figure de la gauche ».

Paul Quilès fut « un brillant et dévoué homme d’Etat. Le Tarn et Cordes-sur-Ciel perdent un élu, un militant, pleinement engagé pour les territoires ruraux et la justice sociale », a réagi la présidente PS de la région Occitanie Carole Delga.

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