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Un mur de la « honte » érigé à Paris pour résoudre le problème persistant de la drogue

Un mur érigé pour empêcher les utilisateurs de crack d’entrer dans une banlieue parisienne a suscité l’indignation, obligeant le gouvernement à promettre de nouvelles réponses à un fléau de la drogue de longue date.

Le conflit pourrait peser lourd dans la prochaine course présidentielle de la France, où la maire de Paris Anne Hidalgo joue son record de gestion de la capitale dans le but de renverser Emmanuel Macron.

Les autorités ont muré un tunnel sous la rocade parisienne menant à la banlieue nord-est de Pantin au cours du week-end après avoir évacué des dizaines de fumeurs de crack d’un parc de la région.

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Plusieurs habitants de Pantin et de la banlieue voisine d’Aubervilliers ont claqué le soi-disant « mur de la honte ». Ils ont exigé que le gouvernement trouve une solution permanente au problème de la drogue à Paris, vieux de plusieurs décennies, pour éviter qu’il ne se répande dans les banlieues à faible revenu.

Le maire de Pantin, Bertrand Kern, a qualifié la décision du gouvernement de « honteuse et irresponsable » et a demandé une réunion d’urgence avec le Premier ministre Jean Castex.

« C’est par nature une solution temporaire à une situation d’urgence, et ne satisfait personne », a reconnu lundi le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti sur la radio RTL.

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Il a déclaré que le gouvernement travaillait « très sérieusement » sur la façon de faire face à l’insécurité causée par les toxicomanes au crack à Paris, un problème qui a atteint un point critique plus tôt cette année lorsque des résidents mécontents ont commencé à tirer de puissants feux d’artifice sur les utilisateurs ou à les bombarder d’œufs.

Dans une lettre à Hidalgo vue par l’Agence France-Presse (AFP), le préfet de police de Paris Didier Lallement a déclaré que des toxicomanes avaient été expulsés d’un parc vendredi parce que leur présence « à proximité de plusieurs écoles » était devenue « intenable ».

Il a ajouté que le mur était une « protection nécessaire pour les habitants de Pantin », qui fait partie du département de la Seine-Saint-Denis, l’un des plus pauvres de France.

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Lallement et Hidalgo ont croisé le fer à plusieurs reprises sur la demande du maire socialiste de davantage de sites de consommation de drogue supervisés, une proposition rejetée par beaucoup à droite.

Jusqu’à présent, un seul est ouvert dans la capitale, et Hidalgo a été contraint d’abandonner le projet d’en créer un nouveau dans l’est de Paris ce mois-ci après un tollé des habitants.

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