Valérie Pécresse et Michel Barnier, qui ambitionnent tous deux de représenter la droite à la présidentielle, ont refusé lundi de revenir sur les règles de désignation du candidat, alors que leur rival Xavier Bertrand appelle à une accélération du calendrier.
« Le débat sur les modalités de sélection du candidat de la droite est clos », a affirmé Valérie Pécresse (ex-LR) sur France inter.
« La règle du jeu est fixée, on ne va pas la changer », a de son coté lancé sur SudRadio Michel Barnier (LR) selon qui « il faut respecter les militants LR ».
Tous deux avaient déjà affirmé vendredi qu' »il n’y a pas de candidat naturel » à droite.
Les Républicains ont décidé que leur candidat serait désigné par les militants, lors d’un congrès le 4 décembre, mais Xavier Bertrand a mis en garde contre un « affrontement » en appelant au « rassemblement », implicitement derrière lui.
C’est « la tradition » des congrès à droite de soumettre un seul nom aux militants, a-t-il assuré lundi sur France info, en soulignant qu’il est selon les sondages « le mieux placé ».
« Le 4, c’est très tard pour se mettre d’accord », a-t-il ajouté.
« Il n’avait qu’à le dire aux instances des Républicains », a répliqué Valérie Pécresse pour qui « il faut respecter la démocratie ».
« Il faut jouer collectif », a-t-elle ajouté, assurant que « l’accélération du calendrier ne (lui) fait pas plus peur que la démocratie ».
Pour Michel Barnier, « le 4 ce n’est pas si tard, cela permet un débat, ce n’est pas une confrontation et les militants choisiront celui qu’il veulent soutenir ».
« Je rencontrerai Xavier Bertrand » et « la bonne manière de se voir est dans le bureau de Christian Jacob avec tous ceux et toutes celles qui ont choisi de respecter les règles », a-t-il ajouté.
Le 4 décembre « c’est acté » et « ce n’est pas trop tard », a renchéri sur Europe 1 l’eurodéputée LR Nadine Morano, qui « regrette vraiment que Xavier Bertrand ne vienne pas au congrès », et ajoute que s’il n’y participe pas « il ne sera pas le candidat soutenu par les Républicains et donc il n’aura pas les moyens financiers de notre famille politique.
Selon Mme Pécresse, l’élection présidentielle n’a « jamais été aussi ouverte » car « aujourd’hui le ticket pour le deuxième tour est descendu à 16, 17, 18%. Il y a une vraie possibilité pour la droite si elle affirme ses solutions ».
Interrogée sur ce qui la différenciait de ses rivaux, Mme Pécresse a évoqué l’école, l’écologie ou encore la famille: « Ces sujets, je n’entends pas la droite les aborder », a-t-elle dit.
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