Zemmour et Le Pen poursuivent leur échange de piques

Share on facebook
Facebook
Share on twitter
Twitter
Share on linkedin
LinkedIn
Share on whatsapp
WhatsApp

Eric Zemmour et Marine Le Pen, rivaux potentiels à l’extrême droite pour la présidentielle, ont poursuivi dimanche leur échange de piques à distance, le premier assurant que voter pour la candidate RN « ne sert à rien », la seconde s’en prenant aux « vieilles mesures libérales » du polémiste.

« Marine Le Pen a enfermé ses électeurs, qui sont pour la plupart des électeurs des classes populaires -ouvriers, chômeurs, employés-, dans un ghetto politique (…) donc le vote pour Marine Le Pen ne sert à rien puisqu’elle ne peut pas gagner la présidentielle, puisqu’elle n’a pas l’alliance avec une partie de la bourgeoisie », a affirmé l’ancien journaliste au Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro.

Marine Le Pen avait estimé vendredi à Bruxelles qu’Eric Zemmour n’avait « aucune chance d’arriver au second tour », et mis en cause un « choix de la provocation » divisant les Français.

« C’est moi qui rassemble », a riposté dimanche M. Zemmour: « Vous avez 67% des Français qui craignent le grand remplacement (théorie complotiste d’un remplacement de la population européenne par une population immigrée, NDLR), je suis le seul à employer ce mot-là. Madame Le Pen prend une moue dégoûtée quand elle entend ce mot ».

Sera-t-il ou pas candidat ? « Ma décision est prise dans ma tête et je choisirai mon moment », a répondu l’auteur d’essais prônant une politique identitaire, précisant qu’il « n’y a pas d’échéance ».

Sur LCI en fin de journée, Marine Le Pen a elle considéré qu’Eric Zemmour « est candidat », et dit s’étonner qu’il s’en prenne plus, selon elle, à elle-même qu’à Emmanuel Macron.

Disant ne pas voir de « plus-value » dans la démarche du polémiste, elle lui a en outre reproché en matière économique et sociale de « vieilles mesures libérales », de « vieux remèdes qui ont démontré leur inefficacité », telle que la retraite à 64 ans – elle-même préconise une retraite possible dès 60 ans, après 40 années de cotisations.

Mme Le Pen accuse en outre Eric Zemmour de créer, par ses propos « excessifs », une division sur la question de l’immigration.

Marine Le Pen et Eric Zemmour recueillent tous les deux autour de 16% d’intentions de vote, se disputant la deuxième place au premier tour de la présidentielle derrière Emmanuel Macron dans un sondage Ipsos publié vendredi.

Dans la même catégorie

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Derniers articles

Cinéma

Technologie

Les plus lus

No Content Available