amende et relaxe pour deux noms du vignoble bordelais

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Une grande figure du vignoble bordelais, Hubert de Boüard, a été condamné lundi à Bordeaux à 60.000 euros d’amende, dont 20.000 avec sursis, pour avoir joué un rôle dans le classement 2012 des grands crus de Saint-Emilion alors qu’il avait des intérêts dans plusieurs propriétés candidates, dont le célèbre château Angélus.

Son coprévenu Philippe Castéja, important négociant et propriétaire du château Trotte Vieille, a lui été relaxé.

Ces deux pontes du Bordelais, respectivement âgés de 65 et 72 ans, avaient comparu fin septembre pour « prise illégale d’intérêt » pour leur implication présumée, à des degrés divers, dans l’élaboration entre 2010 et 2012 de ce prestigieux classement qui garantit d’importantes retombées commerciales, financières et médiatiques.

Trois propriétés recalées, parties civiles, leur reprochaient notamment d’avoir été juges et parties.

En 2012, le classement avait promu Angélus premier grand cru classé « A », sommet de la pyramide, et maintenu Trotte Vieille « B », récompensant huit autres propriétés pour lesquelles M. de Boüard était consultant ou superviseur.

Les deux hommes étaient alors membres du comité national des vins de l’INAO, organe rattaché au ministère de l’Agriculture et qui a validé le règlement du classement et ses résultats, élaborés par une commission dont il avait préalablement nommé les membres.

En outre, M. de Boüard était membre de l’Organisme de défense et de gestion (ODG) des vins de Saint-Emilion, qui avait participé à l’élaboration du cahier des charges avec l’INAO, selon l’instruction.

Au procès, les deux prévenus avaient nié en bloc avoir usé d’une quelconque influence. L’avocat des parties civiles, Me Eric Morain, avait lui parlé de « petits arrangements entre amis » et de « classement truqué ».

Le représentant du ministère public avait requis une amende de 100.000 euros partiellement assortie de sursis pour M. de Boüard, et laissé à l’appréciation des juges une éventuelle sanction contre M. Castéja.

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