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Barnier met en garde contre toute « campagne de polémiques » à droite

Michel Barnier, qui espère représenter la droite à la présidentielle, a mis en garde mardi contre toute « campagne de polémiques » ou d' »agressivité » d’ici l’investiture du candidat de LR le 4 décembre.

Alors que les six candidats en lice multiplient déplacements et interviews, cette campagne « ne doit pas être une campagne de polémiques, d’agressivité et d’attaques », a affirmé M. Barnier lors d’une réunion publique à Maisons-Alfort, en assurant: « je ne suis pas un enfant de choeur ».

« On ne s’improvise pas candidat » mais « je me sens prêt », a affirmé l’ancien négociateur pour le Brexit, qui passe pour l’un des favoris du congrès du 4 décembre.

« Je ne sais pas si je suis le favori, une élection se gagne le jour de l’élection. Ce ne sont pas les sondages, les petites musiques qui font l’élection », a affirmé à des journalistes l’ancien ministre, crédité de 8 à 10% dans les sondages au premier tour de la présidentielle, soit moins que Xavier Bertrand.

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Pour lui, « ce qui est important c’est qu’on se respecte » alors que la droite « se trouve dans une situation grave et exigeante ». « Nous avons une responsabilité très grave. Si nous ne la gagnons pas, il faut craindre le pire. Si nous ne sommes pas présents au deuxième tour, le risque de l’explosion existe. Tellement de gens à droite et à gauche veulent récupérer des morceaux de notre famille politique! » , a-t-il ajouté devant une salle de 150 personnes.

« Restons unis, solides, ce qui n’interdit pas la diversité », a-t-il ajouté, citant Bruno Retailleau, Laurent Wauquiez ou François-Xavier Bellamy « dont notre pays a besoin ».

Car « notre pays ne va pas bien, dans une Europe fragile et un monde instable », a-t-il ajouté, avant de dérouler son programme — ministère de la sécurité publique, consolidation du nucléaire, récompense du travail…

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Michel Barnier, qui avait surpris à Bruxelles par ses propos sur l’immigration, a également plaidé pour l’Europe car « plus personne ne nous attend dans le monde » et « si nous ne créons pas la masse critique suffisante, on ne compte plus ».

S’il a reproché à l’extrême droite de « raviver les tensions, les peurs », il s’en est aussi pris à la gestion « solitaire » d’Emmanuel Macron. « L’idée que je me fais de la fonction n’est pas celle qu’on a vue depuis cinq ans », a ajouté l’ancien commissaire européen que certains voient idéologiquement proche du chef de l’Etat.

Lors de ce meeting, le candidat fait rire le public avec ses anecdotes bien rodées, de sa mère tenant tête à Jacques Chirac en meeting, jusqu’à l’agriculteur des Aravis qui lui lance « Barnier, comme le médecin? »

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Il fait mouche auprès d’Yvette et Jean, octogénaires qui voient en lui « le meilleur » face à Xavier Bertrand « et son air patelin » ainsi que Valérie Pecresse « qui avait juré qu’elle resterait présidente de la region ».

Eustache, 68 ans, estime lui que Michel Barnier est « un mec sérieux, toujours en mouvement ». Quant à son retard dans les sondages, « il est capable de remonter », assure-t-il. Comme Luc, 51 ans, qui a pris sa carte il y a deux jours et l’assure: « Ce type a une volonté, il trace sa route, il n’est pas du genre à faire des compromissions ».

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