La candidate PS à la présidentielle Anne Hidalgo a proposé mardi de sortir de l’approche de « l’hôpital-entreprise » qui, selon elle, renvoie à « un financement fondé sur des indicateurs comptables » ne correspondant pas besoins de santé.
« Je souhaite sortir de cette approche de l’hôpital-entreprise qui dure depuis de très nombreuses années, avec un financement fondé sur des éléments comptables et non sur les besoins de santé », a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse après une visite de l’hôpital parisien Bichat.
L’hôpital, dont les personnels sont éprouvés par la crise du Covid-19 qui a conduit des vagues successives d’hospitalisations, est l’un des sujets clef de la présidentielle.
« On ne va pas mesurer l’efficacité de l’hôpital au regard de sa maîtrise des coûts sur des pathologies comme le cancer, a fait valoir la maire de Paris, préférant s’appuyer sur la capacité des hôpitaux à soigner et à sauver les patients ».
La prétendante socialiste, créditée de 3 à 5% des intentions de vote selon les enquêtes d’opinion, souhaite ainsi « sortir de l’Ondam (Objectif national des dépenses d’assurance maladie), « cet ensemble de critères budgétaires », et le remplacer par des « critères liés aux besoins de sante ».
Si elle est élue à la présidence de la République, Anne Hidalgo a également promis un débat annuel à l’Assemblée nationale au mois de mars sur « les besoins en termes de structures hospitalières, de formation de médecins, d’infirmières, de sages-femmes et d’aides soignants » ainsi qu' »un travail territorial » afin de mieux coller aux demandes particulières des différents hôpitaux.
La candidate socialiste a rappelé sa proposition de mettre un terme au numérus clausus, indiquant que si la majorité présidentielle avait annoncé la suppression de ce système qui limite le nombre d’étudiants, celui-ci perdurait « puisque les moyens des facultés de médecine n’ont pas été accrus pour pouvoir former les 15.000 médecins dont la France a besoin chaque année ».
Au-delà d’un « recrutement massif de personnel » et d’une large revalorisation dans le public et le privé déjà avancés, Anne Hidalgo veut faire « la place belle à la prévention » en entreprise où elle « rétablira les comités d’hygiène et de sécurité des conditions de travail » comme à l’école au travers de « l’éducation à la santé par l’alimentation et l’activité physique ».
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