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Macron parle attractivité, Roussel fait son discours de rentrée à Paris

Macron parle attractivité, Roussel fait son discours de rentrée à Paris

Emmanuel Macron, toujours pas officiellement candidat à trois mois du premier tour de la présidentielle, débute une semaine très européenne en parlant attractivité de la France, tandis que le communiste Fabien Roussel fait son discours de rentrée à Paris.

Avant ce rendez-vous fixé à 18H00 sur l’esplanade du siège parisien du PCF, M. Roussel a expliqué lundi matin sur France 2 vouloir « incarner » une « gauche populaire et sociale » pour « redonner le pouvoir au peuple et pas pour incarner un homme providentiel ».

Revenant sur l’actualité politique du week-end, il a critiqué la candidature de Christiane Taubira, qui n’est selon lui qu' »une candidature de plus » dans une gauche émiettée, et le « one man show » du candidat LFI Jean-Luc Mélenchon lors de son meeting nantais « immersif et olfactif » dimanche.

Lundi, le communiste, crédité de 1,5 à 3% des intentions de vote, compte profiter du fait que les autres candidats font dans l’ensemble relâche après un week-end très chargé pour prendre la lumière au milieu d’un paysage complètement éclaté à gauche.

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Déjà poursuivi à de nombreuses reprises pour injure raciale, le candidat d’extrême droite Eric Zemmour devait lui connaître, à 13H30, le jugement du tribunal correctionnel de Paris sur ses déclarations de septembre 2020 sur Cnews dans lesquelles il avait qualifié les migrants mineurs isolés de « voleurs », « assassins », « violeurs ».

Le parquet a requis 100 jours-amende à 100 euros, soit 10.000 euros d’amende avec possibilité d’emprisonnement en cas de non-paiement.

Une étude Kantar réalisée pour franceinfo et Le Monde montre lundi que la part de Français considérant M. Zemmour comme le représentant d’une « extrême droite nationaliste et xénophobe » atteint 64%, contre 40% à sa rivale Marine Le Pen (RN) qui enregistre ainsi un recul de neuf points de cette opinion par rapport à 2019.

Selon l’étude, si l’image de Mme Le Pen s’est « adoucie », y compris par rapport à M. Zemmour, sa capacité à être une « bonne » présidente de la République reste toutefois faible.

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– « Provocation » –

Emmanuel Macron est occupé lundi par l’événement « Choose France », qui rassemble des PDG non pas à Versailles cette année mais en visioconférences, Covid-19 oblige.

Il reçoit toutefois à l’Elysée Mark Costa, le PDG de l’américain Eastman qui fait partie des investisseurs engagés à injecter plus de 4 milliards d’euros dans 21 projets, soit « plus de 10.000 emplois » à venir, comme annoncé dimanche par l’Elysée.

Le chef de l’Etat se rend ensuite dans l’après-midi sur le site BASF de Chalempé (Haut-Rhin), où le groupe va investir 300 millions d’euros.

Alors que la France assure la présidence de l’Union européenne, il a fixé lundi matin dans une vidéo sur Twitter « un nouvel objectif de dix géants de la tech d’ici 2030 au niveau européen », avec pour y parvenir « de nouvelles annonces dans les prochaines semaines » dans le cadre de cette présidence.

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Dans cette semaine très européenne, il sera aussi en fin d’après-midi au Parlement de Strasbourg pour la cérémonie d’hommage au président David Sassoli décédé la semaine passée, avant un discours et un débat devant ce même Parlement mercredi.

Au coude-à-coude dans les sondages avec Mme Le Pen, derrière M. Macron donné favori pour le premier tour, la candidate LR Valérie Pécresse s’en est de son côté pris de nouveau au chef de l’Etat lundi, sur le thème de l’université après l’avoir attaqué sur son bilan sécuritaire.

M. Macron avait souhaité jeudi une réforme « systémique » des universités et jugé intenable un système d’études supérieures « sans aucun prix » pour les étudiants alors que le taux d’échec est massif.

« Une provocation » pour Mme Pécresse, alors que les familles font face à un problème de « pouvoir d’achat » et que l’Etat se fait remarquer par un « désengagement fort » pour l’université, a-t-elle critiqué sur Europe 1.

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