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le parquet antiterroriste fait appel

Le Parquet national antiterroriste (Pnat) a fait appel jeudi de la décision d’octroyer un régime de semi-liberté à Pierre Alessandri, condamné en 2003 à la perpétuité pour l’assassinat en Corse du préfet Erignac, suspendant ainsi l’aménagement de sa peine.

« Nous venons de signer l’acte d’appel », a indiqué le Pnat contacté par l’AFP.

Le Pnat avait dix jours pour faire appel.

Pierre Alessandri, qui aurait pu bénéficier d’un régime de semi-liberté d’ici au 13 juin, devra donc rester en prison en attendant que la cour d’appel examine le recours du Pnat.

Plus tôt jeudi, le tribunal d’application des peines antiterroriste (Tapat) avait pris la décision d’octroyer un régime de semi-liberté à Pierre Alessandri.

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Cette mesure lui aurait permis de travailler dans la journée à l’extérieur de la prison de Borgo (Haute-Corse) où il est détenu depuis le 11 avril avec Alain Ferrandi, un autre membre du commando condamné à perpétuité pour l’assassinat de Claude Erignac en 1998, et de ne passer que les nuits en prison.

Le Tapat avait précisé qu’il s’agissait d’une « semi-liberté probatoire à une libération conditionnelle ».

C’est la troisième fois que Pierre Alessandri, 63 ans, demandait à bénéficier du régime de semi-liberté.

En réponse à ses deux premières demandes d’aménagement de peine, en octobre 2019 puis en juillet 2021, le Tapat avait déjà donné son feu vert. Mais, comme aujourd’hui, le Pnat avait contesté la décision, ensuite infirmée en appel.

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La décision d’accorder ou non un régime de semi-liberté à Pierre Alessandri est attendue en Corse, qui a connu de vives tensions après la mort le 22 mars d’Yvan Colonna – également condamné à la perpétuité pour participation à l’assassinat du préfet Erignac en 1998 – des suites de son agression par un détenu à la prison d’Arles (Bouches-du-Rhône).

Pierre Alessandri et Alain Ferrandi, arrêtés en 1999, avaient été condamnés en 2003 à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de dix-huit ans.

Incarcérés depuis mai 1999, ils sont libérables depuis mai 2017.

La cour d’appel doit se prononcer le 19 mai sur la demande d’aménagement de peine d’Alain Ferrandi qui, comme Pierre Alessandri, s’était vu accorder un aménagement en semi-liberté en février avant que le Pnat ne fasse appel, suspendant cette mesure.

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