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Mélenchon veut « démanteler le présidentialisme »

Jean-Luc Mélenchon, qui espère devenir Premier ministre en remportant avec l’alliance de la gauche la majorité à l’Assemblée en juin, veut « démanteler le présidentialisme » et mettre un terme à l’exercice « solitaire du pouvoir d’un seul homme », Emmanuel Macron, explique-t-il vendredi dans Libération.

Le leader de La France insoumise, qui estime que les législatives constituent « le troisième tour de l’élection présidentielle », considère qu' »un bouleversement extrêmement profond » est possible.

« Pour la première fois, une cohabitation surgirait deux mois après l’élection présidentielle, et en contradiction politique complète avec elle », souligne-t-il dans cette tribune.

En cas de « divergence de fond entre le président de la République et le Premier ministre », « j’ai dit que le problème serait porté devant l’Assemblée nationale », détaille-t-il.

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Le tribun Insoumis souligne qu' »un groupe parlementaire peut, par le biais de la procédure prévue à l’article 50-1 (de la Constitution), obtenir une déclaration du Premier ministre sur la politique de son gouvernement dans un domaine particulier ou sur une question spéciale. Cette procédure n’oblige pas à un vote, mais elle n’interdit pas qu’il ait lieu ».

De plus, « un groupe parlementaire peut présenter au vote une résolution et rien n’interdit qu’elle porte sur le sujet du différend dans l’exécutif », entre le président et le Premier ministre.

« A mes yeux, il s’agit d’une reparlementarisation radicale de l’exercice du pouvoir politique en France », insiste M. Mélenchon, qui la voit comme « une étape essentielle du démantèlement du présidentialisme ».

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Il souligne que dans le cadre du programme partagé de gouvernement de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes), entre LFI, EELV, le PS, le PCF et Générations, les désaccords programmatiques entre les organisations signataires, qui « ne représentent que 5 % du total des 650 propositions », « seront réglés par le vote des parlementaires ».

« La crédibilité et la stabilité gouvernementale apparaissent aussi clairement garanties qu’est affirmée la prééminence du débat et de la décision des parlementaires », vante-t-il, jugeant qu' »un tel mode d’action succéderait à une longue phase d’exercice spectaculairement solitaire du pouvoir d’un seul homme ».

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