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Mélenchon raille la « panique à bord » en macronie

En meeting à Caen, Jean-Luc Mélenchon a raillé mercredi la « panique à bord » qui saisit selon lui la macronie à quelques jours des élections législatives, justifiant ses propos sur la police qui « tue » et son programme économique « de rupture ».

Il concluait, devant les 2.000 personnes revendiquées par LFI, une réunion publique où se sont exprimés les candidats aux législatives de la Nouvelle union populaire écologique et sociales (Nupes) dans le Calvados, puis le premier secrétaire du PS Olivier Faure.

Jean-Luc Mélenchon a dénoncé le manque de débat pour ces élections, voulu selon lui par Emmanuel Macron: « Leur truc c’était anesthésie générale, nous on fait autrement. Et le résultat: c’est nous qui sommes en tête, donc c’est la panique à bord ».

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Plusieurs sondages donnent la majorité sortante en tête mais sans certitude de majorité absolue, sous la pression de la Nupes.

Il a estimé que les polémiques dont il a fait l’objet étaient le symptôme de la « panique ». Notamment celle sur ses propos sur la « police qui tue » après la mort d’une jeune femme de 25 ans à l’occasion d’un refus d’obtempérer.

« Je sais ne pas dire la police tue, mais si je ne le dis pas ils n’en parlent pas. Et ils ont bêlé en cadence », a-t-il vilipendé. « Quel délit mérite qu’on rétablisse la peine de mort? Le délit de fuite? », a-t-il insisté.

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« Je me suis dit que c’était mon devoir de dire fort et clair ce qui est bon pour la patrie », a-t-il ajouté, rappelant ses propositions de réforme de la police, à qui il veut offrir la « réconciliation » avec le pays.

Jean-Luc Mélenchon a ensuite moqué plusieurs propos de macronistes contre la Nupes. « Bruno Le Maire a dit que j’étais un gaulois chaviste, me voilà chavisto-gaulo-gauchiste. Christian Estrosi a dit qu’il faut mettre Mélenchon hors d’état de nuire… Un petit refus d’obtempérer et c’est fait », a-t-il ironisé.

Ajoutant immédiatement: « Eh bien nous refusons d’obtempérer, nous n’obéirons pas à M. Macron, et même si Macron ne le veut pas, nous on est là ».

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Selon lui, Emmanuel Macron cherche à cacher qu' »il a prévu la pire cure d’austérité, l’inverse de nous ». Car « notre modèle c’est donner aux gens de quoi vivre, tout est dépensé, donc il faut produire, ça fait du boulot, des paies, des impôts, des taxes, et des cotisations sociales ».

Il prévoit des dépenses publiques supplémentaires de 250 milliards et espère récupérer, « à l’issue du cycle », 267 milliards en impôts, taxes, cotisations ». Un programme jugé irréaliste par la macronie.

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