Samedi 2 juillet 2022, la préfecture du Rhône a annoncé à l’AFP la fermeture administrative de la crèche lyonnaise où un bébé de 11 mois a été tué. Une enquête va être menée sur « les conditions de fonctionnement de l’établissement ». C’est une véritable tragédie qui s’est déroulée entre les murs d’une crèche People & Baby du IIIe arrondissement de Lyon. Le mercredi 22 juin 2022, un bébé de 11 mois est décédé après avoir ingéré un produit toxique. Après l’ouverture d’une enquête pour « homicide involontaire », une puéricultrice auxiliaire a reconnu avoir fait boire un liquide caustique au nourrisson et a été placée en détention provisoire. Samedi 2 juillet 2022, la préfecture du Rhône a annoncé que la crèche où le drame s’est déroulé allait être fermée, comme le rapporte l’AFP. L’arrêté de fermeture administrative a été signé vendredi 1er juillet 2022 « pour une période de trois mois renouvelable une fois », indiquait-elle dans un communiqué précisant que « durant cette période, une enquête administrative sera diligentée par la Métropole de Lyon afin de vérifier que les conditions de fonctionnement de l’établissement sont adaptées aux dispositions législatives et réglementaires et respectent le respect de la santé, physique ou mentale ou l’éducation des enfants accueillis ». Parallèlement, l’enquête continue pour déterminer les circonstances exactes de la mort de cette fillette de 11 mois. La suspecte aurait « disjoncté » L’employée de 27 ans, seule dans l’établissement au moment du drame, a été mise en examen le 24 juin 2022 pour « homicide volontaire ». En garde à vue, elle avait reconnu son geste et l’avait expliqué aux enquêteurs. « Excédée par les pleurs de l’enfant, elle l’a aspergée, puis lui a fait ingérer un produit caustique », du Destop pour WC, avait indiqué le parquet de Lyon vendredi 24 juin 2022 à l’AFP. « Elle s’est effondrée en garde à vue, elle regrette profondément ce geste, a expliqué son avocat, Philippe Duplan, à France 3 Auvergne-Rhône-Alpes le 25 juin 2022. À ce stade, la qualification de ses actes peut encore être réduite , notamment après expertise psychiatrique. » Selon lui, sa cliente « fragile » aurait « disjoncté » puis eu « un geste de colère, sans volonté d’homicide ». « Les investigations doivent se poursuivre sur commission rogatoire afin de déterminer les circonstances exactes de ces faits et permettre d’approfondir les éléments relatifs à la personnalité de la mise en cause », expliquait le parquet de Lyon.
in Faits Divers, Une
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