in

Les îles vulnérables du Pacifique appellent à une action « urgente et immédiate » sur le climat

Les îles vulnérables du Pacifique ont demandé jeudi une action mondiale « urgente et immédiate » contre le changement climatique, tout en soulignant, face à l’influence croissante de la Chine dans la région, leur attachement à la démocratie et à l’ordre international « fondé sur des règles ».

Réunis en sommet dans la capitale des Fidji, Suva, les dirigeants des îles du Pacifique ont souligné que le temps était compté pour éviter les « pires scénarios » qui verraient leurs pays, dont beaucoup se situent juste au-dessus du niveau de la mer, engloutis ou rendus inhabitables par des tempêtes de plus en plus violentes.

« Nous sommes en première ligne face aux effets néfastes du changement climatique », ont rappelé les dirigeants dans un document stratégique commun pour 2050, adopté après trois jours de discussions.

A Lire aussi  Von der Leyen à Kiev pour parler intégration à l'UE

Ils ont alors appelé à « une action urgente, robuste et transformatrice » à tous les niveaux, national, régional et mondial.

L’édition 2022 du Forum des îles du Pacifique était la plus importante depuis des années: l’urgence climatique se fait de plus en plus pressante pour les îles de faible altitude, et le forum n’a pas pu se tenir durant la pandémie de Covid-19.

Mais le sommet a été marqué par les rivalités géopolitiques dans la région, notamment entre les Etats-Unis et la Chine.

La vice-présidente des Etats-Unis Kamala Harris a annoncé lors d’une allocution vidéo que les Washington allait ouvrir deux nouvelles ambassades à Tonga et Kiribati, nommer un envoyé régional et injecter 600 millions de dollars supplémentaires dans la région.

A Lire aussi  prison et inéligibilité requises contre Cristina Kirchner

La Chine n’a pas caché ses ambitions dans la région, y déployant ses entreprises publiques et y exerçant une diplomatie du chéquier.

Si Pékin a signé cette année un accord de sécurité très décrié avec les îles Salomon, le Premier ministre de ce pays Manasseh Sogavare a rassuré ses partenaires insulaires en annonçant, en marge du sommet, qu’il n’accueillerait pas de base militaire étrangère.

L’établissement d’une telle base ferait des îles Salomon « un ennemi » du Pacifique et « ferait de notre pays et de notre peuple des cibles potentielles pour des frappes militaires », a déclaré M. Sogavare à la télévision RNZ Pacific.

[the_ad id= »275219″]

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

GIPHY App Key not set. Please check settings

Rennes officialise la signature de Victor Petit

Coup d’envoi du défilé militaire du 14-Juillet à Paris, en pleine guerre en Ukraine