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un syndicat de la Sécurité civile réclame plus d’avions et de pilotes

Un syndicat de pilotes de l’aviation civile, à la lutte contre les feux de forêts en Gironde, a demandé dimanche plus d’avions et de personnel disponibles, la Sécurité civile reconnaissant une situation « tendue » mais soulignant l’augmentation à venir des moyens matériels et humains.

Dans la soirée dimanche, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a annoncé que « trois avions supplémentaires viendront appuyer les six déjà engagés, pour porter la flotte engagée à neuf appareils », pour lutter contre les incendies en Gironde, « soit une augmentation des moyens aériens de 50% ».

« Par ailleurs, plus de 200 sapeurs-pompiers supplémentaires seront engagés à partir de ce soir (dimanche soir, ndlr), avec onze camions lourds », a ajouté le ministre dans un communiqué.

« A l’heure où je vous parle, on n’a pas les avions qu’on devrait avoir », avait affirmé plus tôt dans la journée à l’AFP Christophe Govillot, porte-parole du Syndicat national du personnel navigant de l’aéronautique civile (Snpnac) qui « ne veut pas polémiquer, mais juste travailler » afin « d’aider nos amis pompiers sur le terrain ».

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En Gironde, ces derniers bataillaient toujours dimanche pour fixer deux feux de forêt ravageurs qui ont détruit près de 11.000 hectares de forêt et de végétation.

Basée à Nîmes, la flotte aérienne de la Sécurité civile compte 12 Canadair, 6 Dash – un 7e sera opérationnel en août, un 8e en 2023 – et 3 Beechcraft, selon Alexandre Jouassard, porte-parole de la Sécurité civile qui souligne « l’augmentation de nos moyens de flotte aérienne ».

Mais pour M. Govillot, un tiers de chaque type d’avions n’était pas utilisables ce week-end en raison des opérations de maintenance. « Ce n’est pas satisfaisant », juge-t-il.

« Il est indispensable d’immobiliser un appareil pour 4-5 heures pour faire ces vérifications », répond M. Jouassard qui souligne que « plus vous larguez (de l’eau), plus votre machine est sollicitée ».

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Pour M. Govillot, les mécaniciens ne sont « pas assez nombreux pour faire tous les dépannages, il n’y a pas suffisamment de pièces détachées » et le prestataire privé responsable de la maintenance, Sabena Technics, « n’est pas à la hauteur ».

« Un avion est en manque de moteur depuis un mois » et « des dépannages qui devraient prendre 2-3 heures en prennent 5 ou 6 et ne sont pas très aboutis, avec des avions qui tombent en panne plusieurs jours de suite », déplore le syndicaliste.

Autre doléance, « le nombre de pilotes actuel n’est pas au rendez-vous: on est 16 commandants de bord, on devrait être 22 », estime M. Govillot. La faute à la « politique menée par la Sécurité civile depuis des années », selon lui, jugeant cependant le protocole de formation signé début juillet « très positif ».

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« Revenir là-dessus à ce moment où tout le monde lutte contre les feux de forêt me paraît peu approprié », répond M. Jouassard en soulignant le « travail exceptionnel des équipes en vol, dans des conditions très difficiles ».

Le commandant reconnaît dans le même temps un « dispositif opérationnel tendu ». « Un peu plus de marge à l’avenir est souhaitable car on sait qu’on va vers une augmentation du nombre d’interventions », ajoute le porte-parole.

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