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Mobilisation des forces armées en Erythrée, selon les diplomaties canadienne et britannique

Les autorités érythréennes ont décrété une mobilisation de leurs forces armées en réponse à la reprise des combats dans le nord de l’Éthiopie, ont indiqué les services diplomatiques britanniques et canadiens.

Dans des conseils aux voyageurs publiés tard vendredi, les gouvernements canadien et britannique ont averti leurs ressortissants en Érythrée de limiter leurs déplacements suite à l’appel à la mobilisation.

« Les autorités locales ont lancé un appel général à la mobilisation des forces armées en réponse au conflit dans le nord de l’Éthiopie », a déclaré le gouvernement canadien. « Des mesures de sécurité supplémentaires pourraient être imposées à court terme dans tout le pays », a-t-il ajouté.

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L’avis britannique précise que l’annonce érythréenne a été faite mercredi. « Vous devez faire preuve d’une vigilance accrue à l’heure actuelle », indique l’avis.

La reprise des combats le mois dernier au Tigré a mis fin à une trêve conclue en mars et ruiné les espoirs d’une résolution pacifique d’une guerre de près de deux ans entre les autorités éthiopiennes et le Front populaire de libération du Tigré (TPLF).

Les autorités du Tigré se sont depuis déclarées prêtes à participer à des pourparlers menés par l’Union africaine (UA), mais le gouvernement éthiopien n’a pas répondu publiquement à ces ouvertures, se contentant de dire qu’il restait « engagé » dans le processus de paix mené par l’UA.

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Les deux parties se sont accusées mutuellement d’avoir tiré les premières et les combats se sont étendus du sud du Tigré à d’autres fronts plus au nord et à l’ouest, tout en attirant les troupes érythréennes qui avaient soutenu les forces éthiopiennes pendant la première phase de la guerre.

L’Érythrée, un des États les plus fermés du monde, n’a pas commenté ces informations.

Depuis que les derniers affrontements ont éclaté, le Tigré a été bombardé à plusieurs reprises. Un responsable de l’hôpital central d’Ayder, le plus grand de la région, a déclaré que 16 personnes avaient péri dans des frappes aériennes.

L’AFP n’a pas été en mesure de vérifier ces affirmations de manière indépendante, l’accès au nord de l’Éthiopie étant sévèrement limité.

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Le conflit, marqué par des exactions sur les civils commises par les deux camps, a provoqué le déplacement de plus de deux millions de personnes et plongé des centaines de milliers d’Ethiopiens dans des conditions proches de la famine, selon l’ONU.

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