La députée LFI Danièle Obono a assuré mardi que le coordinateur du groupe parlementaire Adrien Quatennens, qui a reconnu des violences conjugales, s’était « mis en retrait de son travail parlementaire » mais qu’il n’était « pas interdit d’hémicycle ».
« Nous considérons qu’il doit être mis en retrait, ça veut dire ne pas avoir de prise de parole publique », a affirmé sur BFMTV la députée de Paris.
Cependant « il n’est pas interdit d’hémicycle, il sera en retrait de son travail parlementaire » comme « de sa fonction de coordinateur du groupe », a-t-elle ajouté.
Interrogée sur une possible éviction d’Adrien Quatennens du groupe LFI, elle a répondu que « non » car « nous avons acté et assumé son retrait politique ».
Une source au sein du groupe LFI a précisé à l’AFP qu’Adrien Quatennens « fait un pas de côté, c’est sa décision. Il s’est déjà mis en retrait de la coordination du mouvement, et n’est pas à l’Assemblée. Mais il reste député ».
Figure de la jeune garde de La France insoumise (LFI), Adrien Quatennens, sous le coup d’une enquête après une main courante déposée sur des violences conjugales, a annoncé dimanche qu’il se mettait « en retrait de sa fonction de coordinateur » du mouvement, reconnaissant des violences envers son épouse.
La présidente des députés Renaissance Aurore Bergé a jugé devant la presse qu’ »à partir du moment où (Adrien Quatennens) a reconnu des violences, je ne crois pas que sa place soit dans l’enceinte d’un hémicycle ». « Je ne suis pas certaine qu’il soit le bienvenu », a-t-elle ajouté.
« Son mandat lui a été confié par le peuple, ce serait au peuple d’en décider », a affirmé Danièle Obono.
« C’est pas tout ou rien, c’est une ligne de crête que nous essayons de tenir », a-t-elle expliqué.
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