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Retailleau déplore « l’absence de cap » de l’exécutif

« Ce qui caractérise le plus cette rentrée c’est l’absence de cap » de l’exécutif, a déclaré dans un entretien mardi à l’AFP le chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau, à l’occasion de l’ouverture de la session parlementaire.

« Il n’y a pas de cap et tout se présente à nouveau comme un exercice de communication », estime-t-il, citant la question de l’énergie ou encore le projet de loi sur l’asile et l’immigration annoncé pour début 2023. « Le discours est toujours très ferme, mais les mesures sont faibles », selon M. Retailleau.

Le candidat à la présidence de LR dénonce un projet de budget qui « est sans doute un des plus mauvais budgets depuis 6 ans ». « Il n’y a pas une once d’idée de réduction de la dépense publique, on va dans le mur, on va franchir le cap des 3.000 milliards d’endettement, on aura un déficit supérieur à 5% », prédit-il.

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Pour M. Retaillleau, « c’est un budget de facilité: la dépense publique de l’Etat va augmenter de pratiquement 22 milliards d’euros ». « La fête elle est finie – ce moment où plus on s’endettait et moins ça coûtait cher – et Emmanuel Macron ne s’en est pas rendu compte », affirme-t-il.

Selon lui, « la France n’a pas besoin d’une politique qui soit réduite à la dépense publique, elle a besoin de réformes structurelles ».

Sur la réforme des retraites, Bruno Retailleau précise que l’amendement au projet de budget de la Sécu qui sera présenté par la majorité sénatoriale de droite « sera écrit de façon à contraindre le gouvernement à concerter avec les partenaires sociaux et à prendre des décisions ».

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Interrogé sur le projet de loi « d’accélération de la production d’énergies renouvelables » (EnR), second texte qui sera soumis aux sénateurs avant les députés, M. Retailleau estime qu’il « illustre à la perfection le fait que Emmanuel Macron pilote à vue ».

Il souligne que la majorité sénatoriale souhaitait « qu’on pose une vraie stratégie, c’est-à-dire qu’on ait un cap en matière de production, en matière de sobriété », et pas seulement l’organisation « d’un débat sans vote », prévu le 12 octobre au soir au Palais du Luxembourg.

Le sénateur de Vendée estime aussi qu’Emmanuel Macron « ne peut plus se dérober » sur la question de la souveraineté énergétique. « La communication ne peut plus être un masque qui cache ses échecs. Les Français vont payer les factures de ses mauvaises décisions dès cet hiver », poursuit-il.

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Il prévient encore que sur les EnR, « les choses ne se passeront pas comme le gouvernement pense qu’elles pourraient se passer ». « Sur l’éolien marin, il n’est pas question d’ériger des murs d’éoliennes visibles de nos côtes », avertit-il notamment.

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