Elu en décembre à la tête des Républicains, Eric Ciotti va se doter de deux vice-présidents exécutifs en nommant Aurélien Pradié et François-Xavier Bellamy au sein d’une « équipe de rassemblement », a-t-il affirmé au Figaro mercredi.
« J’ai voulu que cette équipe dirigeante soit (…) le reflet de l’unité retrouvée », explique au quotidien le nouveau président, élu au second tour avec 54% des voix, un succès mesuré l’obligeant à trouver un savant équilibre dans l’organigramme.
Le député du Lot Aurélien Pradié avait réuni 22% des voix au premier tour en promouvant une « droite populaire ». L’eurodéputé François-Xavier Bellamy est, lui, un proche de Bruno Retailleau, finaliste de l’élection sur une promesse de renouveau qui avait convaincu 46% des adhérents au second tour.
Bruno Retailleau a lui-même décliné toute « responsabilité majeure » pour « se concentrer sur la présidence du groupe au Sénat », selon M. Ciotti.
L’organigramme voit la promotion de Rachida Dati, « sans doute aujourd’hui la figure la plus populaire de notre famille politique », à la tête du Conseil national. L’ancienne ministre sarkozyste « incarne aussi l’espoir de nous voir conquérir la capitale », ce qui « sera une étape majeure vers les victoires nationales », affirme Eric Ciotti.
Annie Genevard, qui avait assuré l’interim à la tête de LR, deviendra secrétaire générale et l’ancien négociateur européen pour le Brexit, Michel Barnier, sera en charge des relations internationales.
Quant à la députée des Alpes-maritimes Michèle Tabarot, une proche du nouveau président, elle présidera la Commission nationale d’investiture, poste stratégique jusqu’ici occupé par Eric Ciotti.
Le comité stratégique continuera d’intégrer les « grandes figures » du parti telles Laurent Wauquiez, Xavier Bertrand ou Valérie Pécresse, ainsi que, côté parlement, Gérard Larcher, Bruno Retailleau et Olivier Marleix.
Eric Ciotti compte nommer « dans les jours qui viennent » un « shadow cabinet » (décalque de gouvernement) d’une vingtaine de membres.
« Nous sommes un parti d’opposition ayant vocation à redevenir un parti de gouvernement et de droite », assure le nouveau patron de LR, pour qui « nous n’avons pas vocation à être les supplétifs d’un pouvoir qui achève sa course ».
Sur les retraites, il redit qu’une réforme « est indispensable dans l’intérêt du pays ». Mais « nous avons toujours des demandes sur l’amélioration de la situation des petits retraités », ajoute-t-il à la veille d’une journée de mobilisation contre cette réforme.
Interrogé sur le futur projet de loi sur l’immigration de Gérald Darmanin, Eric Ciotti assure qu’il votera « contre ce texte » qu’il qualifie de « leurre » et de « fruit d’un mauvais compromis ».
Dans un parti en mal de financement public depuis la débâcle (4,8% des voix) de la présidentielle, Eric Ciotti assure aussi avoir, avec le trésorier Daniel Fasquelle, « ouvert une réflexion » sur le déménagement du siège.
Quant au calendrier de désignation du futur candidat de LR à la présidentielle de 2027, « je respecterai le choix de Laurent Wauquiez mais je pense qu’il ne faudra pas sortir du bois trop tard », assure Eric Ciotti.
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