Le numéro un de la CFDT, Laurent Berger, a de nouveau fustigé lundi le « spectacle indigne » donné à l’Assemblée nationale sur la réforme des retraites, auquel il a opposé la « dignité du monde du travail » qui s’exprime dans la rue.
« Ce qui s’exprime dans les mobilisations, c’est la dignité du monde du travail (…) Il faut que le gouvernement entende cette mobilisation profonde », a déclaré le secrétaire général de la CFDT sur Europe 1.
Laurent Berger a une nouvelle fois dénoncé le « spectacle indigne et honteux » donné à l’Assemblée nationale, où la France insoumise a maintenu des milliers d’amendements, empêchant notamment l’examen de l’article 7 sur le report de l’âge légal à 64 ans.
Selon lui, la prochaine journée de mobilisation contre la réforme, le 7 mars, ne sera « pas la prolongation du bordel qui s’est passé à l’Assemblée dans les rues » mais « la poursuite du mouvement syndical, orchestré et maîtrisé par les organisations syndicales ».
« On appelle à mettre le pays à l’arrêt, ce qui est différent d’un blocage. Le 7 mars il faut une mobilisation digne et respectueuse mais qui monte d’un cran », a poursuivi le leader de la CFDT.
« Je pense que le débat au Sénat sera plus digne. Mais ensuite ça reviendra à l’Assemblée pour un vote final et je le dis aux parlementaires: +écoutez ce qui se passe dans vos circonscriptions+ », car les retraites ne sont « pas seulement un sujet politique ».
« Après, si le gouvernement ne nous entend pas, il y aura un ressentiment profond dans le monde du travail », a prévenu Laurent Berger.
« Il n’y aura pas de fin de +séquence+ », a-t-il averti, en allusion à un terme employé par le gouvernement. « Les travailleurs n’ont pas de +séquence+ dans leur vie, ils vivent leur vie au travail sur la durée. Fin mars ils ne vont pas se dire +la séquence retraites est finie, on passe à autre chose+ », a-t-il estimé.
[the_ad id= »275219″]



GIPHY App Key not set. Please check settings