La validation de la réforme des retraites par le Conseil constitutionnel serait une « victoire à la Pyrrhus » pour le gouvernement car l’entrée en vigueur du texte ne ferait « que des perdants », a estimé mardi Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT.
Le Conseil constitutionnel doit se prononcer vendredi sur la réforme contestée des retraites.
Sa validation « serait une victoire à la Pyrrhus, qui serait lourde de conséquences », a commenté sur LCI Laurent Berger.
Le texte ne ferait, selon lui, « que des perdants »: les travailleurs « parce qu’ils vont être obligés pour nombre d’entre eux de travailler deux années de plus », et la « démocratie », fragilisée par cet épisode.
En cas de validation de la loi, la CFDT ne remettra pas en cause la décision des Sages: « il n’y aura pas de jeu de la CFDT consistant à dire +c’est dégueulasse, le Conseil est constitué d’untel+ », a assuré Laurent Berger.
Ce cas de figure serait-il donc synonyme de la fin du mouvement de protestation ? « On le décidera ensemble », avec l’intersyndicale, « mais il est clair que la CFDT ne fera pas des manifestations pendant six mois », a répondu le secrétaire général.
Il faudra attendre « le début de la semaine prochaine » pour savoir si la manifestation prévue jeudi est la dernière, a-t-il précisé.
Interrogé sur l’éventualité d’une promulgation de la loi qui ne serait ensuite pas appliquée, comme cela a été le cas pour le contrat premier embauche (CPE) également combattu dans la rue, Laurent Berger a indiqué qu’il ne croyait « pas du tout au renouvellement de l’histoire ».
« Cet épisode sur les retraites n’est pas fini et laisse des traces énormes », a-t-il martelé, évoquant, une nouvelle fois, une « grave crise démocratique » en France.
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