La députée écologiste Sandrine Rousseau a estimé mercredi qu’il était nécessaire de « déviriliser la politique », encore trop tenue par des figures de « chefs autoritaires qui imposent et sortent conquérants de conflits sociaux », en allusion à Emmanuel Macron et sa réforme des retraites.
Interrogée sur franceinfo pour savoir si une femme aurait mené différemment le conflit social et politique qui a accompagné le report de l’âge de la retraite à 64 ans, la députée de Paris a répondu: « Margaret Thatcher n’aurait pas été très différente mais je pense que là, on a besoin de déviriliser la politique ».
« Ce n’est pas une question finalement de sexe de la personne qui occupe la fonction, c’est des codes du pouvoir qui sont encore très empreints de chefs de guerre et d’un monde qui s’effondre », a-t-elle argumenté.
Il faudrait « sortir de la figure des chefs autoritaires qui imposent et qui sortent conquérants de conflits sociaux », a-t-elle poursuivi, plaidant pour « aller vers la coopération, vers la discussion, vers l’échange, vers l’humilité aussi parce que les représentants politiques doivent être humbles vis-à-vis des personnes qu’ils représentent ». « Et moi, je n’ai pas senti d’humilité chez Emmanuel Macron », a complété Sandrine Rousseau.
Elle a d’ailleurs critiqué « un entêtement » du chef de l’État malgré la contestation massive de la réforme, finalement promulguée vendredi dernier. « Il est dans une affaire personnelle », a-t-elle décrit.
« En plus il se met en scène face au mouvement syndical, il y a eu des fuites qui disaient qu’il avait +maîtrisé+, qu’il avait +battu+ le mouvement syndical », a regretté la députée, dénonçant « des codes qui sont complètement dépassés » et qui « s’appuient sur une politique qui me semble être très datée en réalité, des années 80, un libéralisme un peu forcené ».
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