Les travailleurs étrangers temporaires au Canada peuvent maintenant suivre une formation et suivre des programmes d’une durée de plus de six mois sans avoir à se soucier d’obtenir un permis d’études.
Le ministre de l’Immigration, Sean Fraser, a annoncé mardi une mesure temporaire qui sera en place pendant trois ans pour aider les travailleurs étrangers à élargir leurs perspectives d’emploi futures et à augmenter leurs possibilités de transition vers la résidence permanente.
Jusqu’à présent, les travailleurs étrangers temporaires ne pouvaient étudier que dans le cadre de programmes d’une durée de six mois ou moins et devaient demander un permis d’études distinct pour les programmes plus longs.
« Les travailleurs étrangers temporaires sont extrêmement importants pour l’économie canadienne et nombre d’entre eux ont des aspirations qui vont bien au-delà du travail qui les amène initialement au Canada », a déclaré M. Fraser.
«Avec cette politique en place, nous espérons donner aux ressortissants étrangers les moyens d’améliorer leurs compétences afin d’atteindre leurs objectifs de carrière et de réaliser leurs rêves, tout en fournissant une future source potentielle de talents pour notre marché du travail.»
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Le ministre de l’Immigration espère qu’en éliminant les obstacles au développement des compétences, le Canada ouvrira davantage la porte aux médecins et aux infirmières formés à l’étranger et soutiendra notre système de santé.
« Nous offrons également une voie aux travailleurs de la construction pour qu’ils deviennent des gens de métier, renforcent nos communautés et construisent de nouvelles maisons », a déclaré Fraser. « Cette mesure d’immigration aide les employeurs, les travailleurs et notre économie en s’attaquant aux graves pénuries de main-d’œuvre.
La nécessité d’un permis d’études pour s’inscrire à des programmes plus longs a apparemment été un obstacle pour ceux qui souhaitent améliorer leur éducation et recevoir plus de formation, y compris ceux qui ont besoin d’améliorer leurs compétences ou de valider leurs diplômes étrangers dans le cadre de certains programmes.
Grâce à cette nouvelle mesure, les travailleurs étrangers peuvent étudier à temps plein ou à temps partiel pendant la validité de leur permis de travail ou jusqu’à l’expiration de la politique, sans restriction sur la durée du programme. La mesure s’applique à ceux qui détiennent un permis de travail valide ou qui ont une décision en attente sur la prolongation de leur permis de travail le 27 juin 2023.
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L’expérience de travail au Canada acquise au cours d’une période d’études à temps plein ne compte pas pour l’admissibilité à la catégorie de l’expérience canadienne (CEC), et les étudiants ne peuvent pas non plus gagner de points du système de classement global (CRS) d’Entrée express.
Mais cette politique publique temporaire pourrait aider davantage de ressortissants étrangers à augmenter la probabilité qu’ils reçoivent une invitation à demander la résidence permanente via Entrée express.
Les candidats peuvent être en mesure d’augmenter leur score CRS en atteignant un niveau d’études plus élevé ou en acquérant une expérience de travail qualifiante au cours d’études à temps partiel. D’autres études pourraient également aider les candidats à augmenter leurs points CRS en améliorant leur maîtrise du français ou de l’anglais ou en acquérant de l’expérience dans un emploi plus qualifié grâce à des compétences améliorées acquises au cours des études.
L’aide supplémentaire aux travailleurs étrangers temporaires intervient alors que les experts en immigration réclament davantage de voies d’accès à la résidence permanente pour les travailleurs étrangers temporaires.
Un expert demande plus de voies vers la résidence permanente
« S’il y a des professions particulières où il y a un réel besoin et que nous sommes devenus dépendants des travailleurs étrangers temporaires. Nous devrions les inclure dans un système permanent », aurait déclaré Naomi Alboim, chercheuse principale en politiques à l’Université métropolitaine de Toronto et ancienne sous-ministre de l’Immigration. Fabrication canadienne.
« En fin de compte, la démographie de la main-d’œuvre canadienne signifie que nous devons travailler à l’échelle internationale.
Les données d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) révèlent qu’il y avait 465 350 ressortissants étrangers dans le pays qui avaient obtenu des permis de travail dans le cadre du Programme de mobilité internationale (PMI) l’année dernière.
Sur la base des quatre premiers mois de cette année, on peut s’attendre à ce que le PMI clôture l’année avec un nombre encore plus élevé, car il y avait 249 060 travailleurs étrangers de ce type dans le cadre du programme à la fin avril.
Cela met le PMI, qui permet aux employeurs canadiens d’embaucher des travailleurs étrangers titulaires d’un permis de travail canadien sans avoir besoin d’une étude d’impact sur le marché du travail (EIMT), sur la bonne voie pour terminer l’année avec 747 180 travailleurs étrangers venant au Canada grâce à ce programme, si le tendance continue.
Il y avait également 135 760 ressortissants étrangers travaillant au Canada dans le cadre du Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) en 2022, un nombre qui pourrait être dépassé cette année puisque 72 030 de ces travailleurs étaient déjà arrivés au Canada dans le cadre du PTET à la fin avril 2023.
Cette tendance, si elle se poursuit, permettrait à 216 090 travailleurs étrangers temporaires de bénéficier de ce programme d’ici la fin de l’année.
Ensemble, le PMI et le PTET ont attiré 601 110 travailleurs étrangers temporaires au Canada l’an dernier.
Une fois qu’un ressortissant étranger a acquis une expérience de travail au Canada, il peut demander la résidence permanente dans le cadre du Programme de la Catégorie de l’expérience canadienne (CEC) du système Entrée express au niveau fédéral ou, s’il est au Québec, du Programme de l’expérience Programme d’immigration Québécoise (PEQ) ou Catégorie de l’expérience québécoise.



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