En ce qui concerne les antihéroïnes, Pas bienLe personnage principal satirique de Danni Sanders (une Zoey Deutch, à juste titre caustique) a peu de qualités rédemptrices. En effet, malgré le charisme indéniable et l’allure naturelle de Deutch, Danni ne se sent tout simplement pas sympathique, principalement parce qu’elle ne semble absolument pas gênée par sa surdité quand il s’agit de tout.
Mais dans le monde soigneusement tissé, édité avec brio et largement divertissant que le jeune et perspicace scénariste-réalisateur Quinn Shephard construit pour Danni – un monde qui réfléchit de manière ouverte sur les médias sociaux, le fandom des influenceurs, la renommée sur Internet et ce qu’on appelle « l’annulation de la culture ». » qui tient les malfaiteurs pour responsables de leurs méfaits, peut-être un peu trop sévèrement parfois – cette surdité est un exercice de marque pour Danni. « Lena Dunham le fait », c’est ainsi qu’elle défend son incapacité fréquente à lire la pièce et ses arguments impubliables auprès du rédacteur en chef de son magazine en ligne, dont le dernier en date s’intitule de manière grinçante : « Pourquoi suis-je si triste ? »… (Tomris Laffly)
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