Trois jours après l’attaque au couteau qui a coûté la vie au professeur Dominique Bernard, le collège-lycée Gambetta d’Arras a été évacué ce lundi 16 octobre dans la matinée, pour cause d’alerte à la bombe.
Plusieurs dizaines d’élèves et d’enseignants ont quitté l’établissement aux alentours de 10h30. L’alerte « fait suite à un message reçu » via internet, a précisé la préfecture du Pas-de-Calais. « Le préfet, sur place, a fait évacuer l’établissement. Les démineurs se rendent sur site », a-t-elle ajouté.
Aux alentours de 10h30, plusieurs dizaines d’élèves et d’enseignants ont quitté l’établissement, où a été mise en place une cellule psychologique, pour se rendre dans un parking juste en face.
« Toutes les mesures de précaution et de sécurité sont mises en œuvre en attente de la levée de doute », selon la préfecture.
Alerte à la bombe au lycée Gambetta d’Arras. Le lieu est évacué dans le calme. #arras #dominique bernard pic.twitter.com/og7kVqgiwz
— 20 Minutes Lille (@20minuteslille) October 16, 2023
Aucun cours dispensé ce lundi au collège-lycée Gambetta d’Arras
De nombreux élèves, certains accompagnés de leurs parents, s’étaient réunis ce lundi matin devant l’établissement, où aucun cours n’est dispensé lundi, pour rendre hommage à l’enseignant.
Certains, les mines sont graves et les yeux rougis, sont venus déposer des roses devant l’entrée, en présence de nombreuses forces de l’ordre, militaires et policiers.
« En se réunissant ici le plus rapidement possible, on montre que personne n’a peur et on leur montre que ça ne nous a pas réellement touchés, même si c’est super grave tout ça », affirme Enzo, en classe de première dans un lycée tout proche.
Dominique Bernard, professeur de français au collège, âgé de 57 ans, a été poignardé à mort vendredi par un ancien élève radicalisé de 20 ans, dans un attentat qui a également fait trois blessés.
« J’ai assisté malheureusement à l’attaque », raconte Sophie Dumont, professeur d’histoire-géographie depuis 30 ans à Gambetta. « On est tous en état de choc au lycée, on ne vit même pas au jour le jour, mais heure par heure. »
Très émue, elle « appréhende » le retour face aux élèves mardi. « J’ai déjà eu la chance d’avoir une prise en charge psychologique en urgence samedi matin pour déchoquer, pour essayer de dormir, de ne plus voir ces scènes qui semblent la fois surréalistes et hyperréalistes », confie-t-elle.


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