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Nexem se mobilise devant l’Assemblée nationale

Nexem se mobilise devant l’Assemblée nationale

En cette journée automnale, l’Assemblée nationale a été le théâtre d’une mobilisation singulière. Les employeurs du secteur social et médico-social à but non lucratif, regroupés au sein de Nexem, ont manifesté leur désarroi face à une situation économique et sociale de plus en plus préoccupante. Leur message ? Un appel vibrant à la solidarité nationale, à un moment où la cohésion sociale semble plus fragile que jamais.

Alors que la France compte plus de dix millions de personnes en situation de précarité, les structures associatives qui les prennent en charge sont à bout de souffle. Ces établissements, véritables piliers de notre système de solidarité, sont confrontés à des défis financiers colossaux. Leur financement, assuré principalement par des aides publiques, est en nette insuffisance face à l’augmentation constante des besoins. Alain Raoul, président de Nexem et ancien de l’Armée du salut, souligne l’ironie de la situation : « C’est quand même un comble, ce sont les patrons qui manifestent pour pouvoir payer leurs salariés ».

Nexem, qui représente 11 000 établissements et plus de 330 000 employés, est en première ligne pour constater les conséquences de cette crise. Ces structures accompagnent au quotidien des millions de personnes vulnérables : victimes de violences, personnes en situation de handicap, retraités en perte d’autonomie, sans domicile fixe… La liste est longue et ne cesse de s’allonger. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 4% des associations médico-sociales pourraient fermer leurs portes d’ici la fin de l’année, laissant leurs pensionnaires sans solution.

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La précarité des salariés du secteur est également un sujet de préoccupation majeur. Avec près de 50 000 postes vacants et 200 000 départs à la retraite prévus dans la prochaine décennie, le secteur est en tension. Les salaires, inférieurs de 25% à la moyenne nationale, et une convention collective débutant sous le Smic, rendent les recrutements de plus en plus compliqués. Alain Raoul illustre cette situation par l’exemple des éducateurs : « Il y a une dizaine d’années, un éducateur débutait sa carrière à 1,6 Smic, aujourd’hui son salaire à l’embauche dépasse à peine le salaire minimum ».

Face à cette situation, Nexem a décidé de changer de stratégie. Loin des discours et des promesses politiques, l’organisation a choisi de s’adresser directement aux parlementaires. Une campagne de lobbying a été lancée, et des amendements prérédigés ont été proposés. Sur les 23 amendements soumis par Nexem, quatre ont été repris par les députés. Reste à savoir s’ils seront adoptés, et la Ministre des Solidarités Aurore Bergé est attendue au tournant.

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En cette période de débats autour du projet de loi de finance de la sécurité sociale (PLFSS), la mobilisation de Nexem rappelle l’importance de la solidarité dans notre société. Les professionnels du secteur, véritables artisans de la cohésion sociale, sont en première ligne pour en mesurer les enjeux. Comme le souligne Alain Raoul dans l’Hémicycle , « Il y en a assez des promesses non tenues, on ne peut pas construire une société solidaire sans ceux qui accompagnent les personnes les plus vulnérables ».

La bataille de Nexem est loin d’être terminée. L’organisation entend bien continuer à se battre pour faire entendre sa voix et sensibiliser l’opinion publique à l’importance de la solidarité. Car, comme le rappelle Alain Raoul, « Le grand public ne se rend pas compte de la place que tiennent nos professionnels dans la société ». En cette période de crise, il est plus que jamais essentiel de ne pas oublier ceux qui œuvrent chaque jour pour une société plus juste et solidaire.

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