Meilleur album: Sang, sueur et larmes : l’enfant est le père de l’homme (1968)
Compagnon surtout connu pour avoir joué de l’orgue Hammond sur « Like A Rolling Stone » de Bob Dylan, Al Kooper a passé la majeure partie de sa carrière à occuper un espace juste à l’écart des projecteurs, soit en jouant dans les coulisses, soit en étant assis derrière les planches de production de groupes. allant de Lynyrd Skynyrd aux Tubes. Une liste de ses crédits constitue un argument convaincant en faveur de son intronisation au Rock and Roll Hall of Fame : il est sur Blonde sur blonde, Ladyland électrique, Laisse le saigner et Qui est le suivant, tous prétendants au titre de meilleur album jamais réalisé. Néanmoins, c’est L’enfant est le père de l’homme– le seul album qu’il a réalisé avec Blood, Sweat & Tears, un groupe qu’il a fondé dans le but explicite de mélanger le jazz, le rock, la pop et la soul – qui fait allusion à toute la gamme des talents de Kooper. Aussi excentrique qu’immédiat, L’enfant est le père de l’homme n’a pas le punch ringard Blood, Sweat & Tears développé plus tard et sonne plutôt comme une série d’ouvertures de mondes successives.
Mention honorable: Super session (avec Stephen Stills et Mike Bloomfield) (1968)
Immédiatement après avoir quitté Blood, Sweat & Tears, Al Kooper a été le meneur de deux jam sessions blues-rock, chacune mettant en vedette un guitariste de pointe. La première face présente Mike Bloomfield, ancien guitariste du Paul Butterfield Blues Band qui, comme Kooper, a joué sur Dylan’s L’autoroute 61 revisitée. La deuxième face est dédiée à Stephen Stills, qui était sur le point de quitter Buffalo Springfield. Kooper est la ligne de départ, graissant les débats avec son Hammond et veillant à ce que les choses restent bruyantes et lâches.


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