La croissance de la population active de l’Ontario est de plus en plus tirée par les nouveaux arrivants dans la province, selon un rapport du Bureau de la responsabilité financière de l’Ontario (FAO) sur les tendances à long terme des immigrants internationaux.
L’analyse, intitulée Résultats sur le marché du travail des immigrants en Ontario et dans ses grandes villes (et basé sur les données du sondage 2021 de Statistique Canada Recensement, estimations démographiques, Enquête sur la population active et base de données longitudinales sur l’immigration), n’inclut pas les migrants interprovinciaux et les résidents non permanents tels que les travailleurs étrangers temporaires et les étudiants internationaux.
Au lieu de cela, pour être considéré comme un immigrant international selon les paramètres du rapport, il faut détenir le statut de résident permanent (RP) au Canada – une définition qui s’applique aux immigrants économiques, aux immigrants par parrainage familial, aux réfugiés et aux autres immigrants.
Alors que l’immigration de ces groupes a atteint 227 424 en 2022 et devrait rester élevée à court terme, les résultats en matière d’emploi des nouveaux PR ont été affirmés par le rapport comme jouant un « rôle important » dans la croissance économique de l’Ontario.
Caractéristiques de la population active des immigrants venant en Ontario
- La croissance de la population active de l’Ontario est de plus en plus due aux immigrants
Le BRF a constaté que l’immigration en Ontario dépend des niveaux d’immigration annuels fixés par le gouvernement fédéral, des changements de politique dans les programmes d’admission et de la performance économique de l’Ontario par rapport aux autres régions du Canada.
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Bien que leur nombre ait diminué en 2020 et 2021 en raison de l’emprise de la COVID-19 sur les mouvements internationaux de travailleurs, l’Ontario a accueilli 227 424 nouveaux arrivants en 2022. Cela reflète l’assouplissement des restrictions aux frontières, les efforts visant à réduire les arriérés d’immigration et le renforcement des objectifs d’immigration introduits par le gouvernement fédéral.
La proportion d’immigrants de la province au Canada a également diminué au fil des ans (passant d’un sommet de 59,6 pour cent en 2002 à 36,1 pour cent en 2017), mais a depuis rebondi à 42,5 pour cent cette année.
Malgré les fluctuations susmentionnées, les immigrants représentent une part croissante de la croissance de la population active de la province. De 2007 à 2014, ils ont représenté 39 pour cent de la croissance de l’Ontario à cet égard, tandis que de 2015 à 2022, ils ont représenté 63 pour cent de l’augmentation de la population active de la province.
- La composition de l’immigration internationale en Ontario s’est déplacée vers les « immigrants en âge de travailler »
La composition par âge des immigrants internationaux qui s’établissent chaque année en Ontario a changé considérablement au cours des quatre dernières décennies.
La part des personnes en âge de travailler parmi tous les immigrants reçus, par exemple, est passée de 43,7 pour cent dans les années 1980 à 62,3 pour cent en 2016-2022. En revanche, la part des groupes d’âge actif plus âgés est passée de 6,6 pour cent dans les années 1980 à 4,0 pour cent entre 2016 et 2022.
À l’heure actuelle, la composition par âge du groupe d’immigrants récents au Canada est nettement plus jeune que celle de la population totale de l’Ontario.
« Alors que la population de l’Ontario continue de vieillir », écrit le rapport, « l’immigration ne devrait compenser que partiellement le déclin projeté de la population en âge de travailler de la province. »
- Une part croissante des nouveaux arrivants au Canada ont fait des études universitaires et possèdent une expérience de travail et/ou d’études préalable à l’admission au Canada.
Parmi les « immigrants en âge de travailler » qui sont arrivés au Canada entre 2016 et 2021, 64,2 pour cent possédaient un baccalauréat ou plus en 2021, comparativement à 55,7 pour cent des immigrants arrivés entre 2011 et 2015 et à 33,8 pour cent de tous les non-immigrants.
Lorsque le rapport a analysé plus en détail le groupe ayant fait des études postsecondaires, 30,2 pour cent de tous les immigrants en âge de travailler étaient titulaires d’un diplôme ou d’un certificat dans un domaine STEM.
Ce nombre surpasse de près de deux fois le pourcentage de non-immigrants STEM (16).
Voici les domaines d’études les plus populaires auprès des immigrants :
- Affaires et administration
- Ingénierie
- Soins de santé
Entre-temps, les domaines d’études suivants étaient les plus populaires auprès des non-immigrants :
- Métiers, services, ressources naturelles et conservation
- Affaires et administration
- Sciences sociales et comportementales
Avant d’obtenir un PR au Canada, un plus grand nombre de ces immigrants ont des taux plus élevés d’expérience de travail et/ou d’études avant l’admission au Canada que les immigrants des années précédentes.
Parmi le principal groupe d’âge actif de 2016 à 2021, par exemple, 38,5 pour cent possédaient un permis de travail, un permis d’études ou les deux avant de devenir PR, contre 27,4 pour cent arrivés en 2011-2015 et 13,8 pour cent dans les années 2000.
- Les immigrants économiques représentent plus de la moitié des immigrants récents en Ontario
Les catégories d’immigration au Canada sont les suivantes :
- Immigrants économiques et leurs personnes à charge
- Immigrants parrainés par leur famille
- Réfugiés
Alors que la part des immigrants de la catégorie économique a augmenté au fil des ans, la part de ceux de la catégorie familiale a diminué au cours de la même période. Cela laisse présager une augmentation de l’immigration basée sur la capacité des nouveaux arrivants à répondre aux demandes du marché du travail par le biais de l’emploi, de l’investissement ou de l’entrepreneuriat.
Au sein de la catégorie économique des immigrants, ceux arrivant via le programme des candidats des provinces et la catégorie de l’expérience canadienne ont augmenté, tandis que ceux arrivant via les programmes de travailleurs qualifiés, de métiers spécialisés et de commerce ont diminué.
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Participation des immigrants au marché du travail
Les immigrants récents au Canada ont une participation au marché du travail plus faible et des taux de chômage plus élevés que les non-immigrants.
Cependant, leur performance sur le marché du travail a augmenté au cours de la dernière décennie, ce qui reflète les changements politiques qui permettent l’admission d’immigrants plus instruits ayant une expérience de travail antérieure au Canada.
Les faits suivants ont été tirés du rapport sur la performance et la participation des immigrants au marché du travail canadien :
- Le taux d’activité des immigrants en Ontario est inférieur à celui des non-immigrants si l’on considère les moyennes historiques. Toutefois, ce chiffre est sujet à des fluctuations.
- Les immigrants récents ont des taux d’activité inférieurs à ceux des immigrants établis (10 ans ou plus au Canada), qui ont un taux d’activité proche de celui des non-immigrants.
- Les immigrants ont un taux de chômage constamment plus élevé (7,4 pour cent) que les non-immigrants (5,2 pour cent). Cependant, ceux qui ont passé plus de temps au Canada affichaient un taux de chômage beaucoup plus faible.
- Le taux de chômage des immigrants en âge de travailler a diminué dans les années 2010 jusqu’à ce que le COVID-19 frappe, passant de 5,3 pour cent en 2019 à 9,6 pour cent en 2020. Il est depuis tombé à 5,5 pour cent en 2022. Pour les immigrants récents, il est passé de 12,6 pour cent en 2020. à 8,3 pour cent en 2021, mais a ensuite augmenté à 8,8 pour cent en 2022 en raison de la forte augmentation du nombre de nouveaux immigrants entrants dans la population active.
- Les immigrants sont plus nombreux que les non-immigrants à être surqualifiés pour leur emploi. La proportion d’immigrants en âge de travailler titulaires d’un diplôme universitaire et occupant un emploi qui n’exige pas plus que des études secondaires est encore plus élevée pour les immigrants récents (19,6 pour cent) que pour les immigrants établis, qui avaient un taux similaire à celui des non-immigrants (9,6 pour cent). ).
- La surqualification est un indicateur de sous-utilisation et de surreprésentation dans certains secteurs.
- De plus en plus d’immigrants travaillent dans les secteurs des services et dans les professions professionnelles. Les secteurs suivants comptaient plus d’immigrants que de non-immigrants :
- Services professionnels, scientifiques et techniques
- Transport et entreposage
- Finances et assurances
- 83 % des immigrants arrivés entre 2016 et 2021 travaillaient dans le secteur militaire, ce qui est plus élevé que les 79 % arrivés dans les années 1980.
Les nouveaux immigrants en Ontario voient leurs salaires s’améliorer ces dernières années
Entre 1982 et 2020, le salaire médian réel des nouveaux immigrants a augmenté à un taux annuel moyen de 0,8 pour cent, ce qui est plus rapide que les 0,4 pour cent de la population totale.
Cela a réduit la différence de salaire médian entre les immigrants et la population totale de 10 700 $ en 1982 (en dollars constants de 2020) à un minimum de 6 200 $ en 2019 avant de « s’élargir légèrement par la suite ».
Le salaire médian des immigrants établis (15 ans après leur admission) était similaire à celui de la population totale de 1996 à 2016.
Toutefois, les immigrants établis gagnaient des salaires médians plus élevés que les non-immigrants. Par exemple, les immigrants âgés de 25 à 34 ans en 2021 (et qui ont été admis dans les années 1980, sont arrivés enfants et ont fait des études au Canada) gagnaient un salaire médian de 59 200 $ en 2020, comparativement aux non-immigrants (43 600 $) du même groupe.
Parmi tous les immigrants établis, seuls ceux entre 45 et 54 ans en 2020 avaient des niveaux de revenus inférieurs à ceux des non-immigrants du même âge.
Cependant, le salaire médian des immigrantes était inférieur à celui des immigrants masculins dans tous les principaux groupes d’âge actif et périodes d’établissement.
Il s’agit du chiffre le plus important pour les femmes de la tranche d’âge de 35 à 44 ans qui ont été admises entre 2016 et 2019 et qui gagnaient 41,9 % de moins que le salaire médian de leurs homologues masculins immigrants. Cela pourrait être dû à la pénalité liée à la maternité des femmes dans la trentaine, à un emploi à temps partiel et à des différences professionnelles, ainsi qu’à de moins bons résultats en raison des récessions.
Les immigrants ayant fait des études supérieures et ayant fait des études au Canada gagnent également de meilleurs salaires, tandis que parmi les immigrants économiques, ceux qui appartenaient à la catégorie de l’expérience canadienne gagnaient le salaire médian le plus élevé parmi les immigrants économiques (à 60 100 $ un an après leur admission en 2020).
L’écart de revenus entre les catégories d’admission s’est creusé après une période d’établissement plus longue. Le salaire médian des immigrants canadiens de la catégorie d’expérience cinq ans après leur admission était de 82 500 $ en 2020, ce qui était plus élevé que celui des travailleurs qualifiés/ouvriers de métier (66 700 $), des candidats provinciaux (60 000 $) et des soignants (35 300 $).
Comment les immigrants s’en sortent-ils dans les grandes villes de l’Ontario?
Un nombre disproportionné d’immigrants viennent s’installer à Toronto, la ville la plus peuplée Région métropolitaine de recensement de l’Ontario (CSMA), et où la part des immigrants est même plus grande que la population née au Canada. En fait, 67 pour cent des immigrants arrivés en Ontario entre 2016 et 2021 s’y sont installés.
C’est beaucoup plus que la part de 32,1 pour cent de la population totale non immigrante de l’Ontario résidant dans la région.
La proportion d’immigrants résidant à Toronto était plus faible parmi les immigrants récents que parmi les immigrants établis. Parmi les immigrants établis arrivés dans les années 1990, 74,4 pour cent résidaient à Toronto en 2021, soit 7,4 points de plus que la part des immigrants récents arrivés entre 2016 et 2021.
Les principaux immigrants en âge de travailler dans toutes les grandes villes de l’Ontario gagnaient également des salaires médians inférieurs à ceux des non-immigrants.
Le salaire médian le plus élevé en 2020 a été gagné par les immigrants en âge de travailler à Ottawa-Gatineau (55 600 $ contre 67 000 $ pour les non-immigrants), à Oshawa (54 000 $ contre 57 600 $ pour les non-immigrants) et dans le Grand Sudbury (51 600 $ contre 57 600 $ pour les non-immigrants). -les immigrants).



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