Les efforts du politicien néerlandais d’extrême droite et anti-islam Geert Wilders pour former une coalition ont été plongés dans le chaos lundi lorsqu’un allié a quitté son poste de négociateur.
Gom van Strien a été nommé pour jouer un rôle clé dans les efforts de Wilders visant à construire une coalition à la suite des élections de la semaine dernière qui ont vu leur Parti pour la liberté (PVV) remporter le plus grand nombre de sièges au Parlement.
Van Strien devait entamer lundi des entretiens avec les chefs des groupes parlementaires. Cependant, on ne sait pas encore exactement comment le processus se déroulera avec sa démission.
Son départ intervient après qu’il a été révélé ce week-end que van Strien faisait face à des accusations liées à une fraude présumée chez un ancien employeur. Il a nié tout acte répréhensible.
La victoire de Wilders a marqué un bouleversement majeur dans la politique néerlandaise et a été saluée par les eurosceptiques de toute l’Union européenne. Le PVV est anti-musulman, anti-immigration et anti-UE.
Mais former un gouvernement de droite devrait s’avérer délicat.
Wilders aura besoin d’au moins deux partis pour former une coalition après avoir remporté 37 sièges sur les 150 membres de la chambre basse. Il lui en faut 76 au minimum.
Une solution consisterait à former une coalition avec le parti centriste Nouveau Contrat social et le parti conservateur VVD du Premier ministre sortant Mark Rutte, en poste depuis 13 ans.
Mais le VVD a publiquement refusé de participer à un gouvernement dirigé par Wilders.
Aux Pays-Bas, la première étape après une élection consiste traditionnellement à nommer une personne qui servira de caisse de résonance pour évaluer les chances d’une coalition.
Cette personne parle à tous les groupes parlementaires. Ce n’est qu’à ce moment-là que les parties entament des négociations de fond.


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