Le cessez-le-feu de quatre jours à Gaza et l’échange d’otages ne commenceront pas au moins avant vendredi, ont déclaré jeudi matin Israël et un responsable palestinien.
Le conseiller israélien à la sécurité nationale, Tzachi Hanegbi, a indiqué que la libération d’au moins 50 otages israéliens et étrangers détenus par le Hamas était toujours en cours, mais qu’elle n’aurait pas lieu jeudi comme prévu.
« Les contacts sur la libération de nos otages progressent et se poursuivent constamment », a-t-il indiqué dans un communiqué.
« Le début de la libération aura lieu conformément à l’accord initial entre les parties, et pas avant vendredi. »
Un deuxième responsable israélien a déclaré qu’un arrêt temporaire des combats ne commencerait pas non plus jeudi.
Entre-temps, un responsable palestinien a déclaré jeudi à l’Agence France-Presse (AFP) que le retard dans la mise en œuvre d’une trêve dans la bande de Gaza entre les forces israéliennes et le Hamas était dû à des détails de « dernière minute » sur les otages qui seraient libérés et comment. .
La trêve a été reportée sur « les noms des otages israéliens et les modalités de leur libération », a indiqué le responsable, qui connaît le processus de négociation.
Ce retard est un coup dur pour plus de deux millions de Gazaouis qui prient pour la fin de 47 jours d’agression et de privations israéliennes, ainsi que pour les familles des otages.
L’accord complexe et soigneusement orchestré a vu Israël et le Hamas convenir d’une trêve de quatre jours, au cours de laquelle au moins 50 otages, pris lors de l’incursion du groupe de résistance palestinien Hamas le 7 octobre, seraient libérés.
Pour chaque tranche de 10 otages supplémentaires libérés, il y aurait une « pause » supplémentaire dans les combats, indique un document du gouvernement israélien.
Trois Américaines, dont Abigail Mor Idan, 3 ans, figuraient parmi les personnes qui devaient être libérées.
En retour, Israël libérerait au moins 150 femmes et enfants palestiniens et autoriserait davantage d’aide humanitaire dans le territoire côtier assiégé après des semaines de bombardements aveugles.
L’accord est intervenu après des semaines de négociations impliquant Israël, des groupes de résistance palestinienne, le Qatar, l’Égypte et les États-Unis.
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré jeudi que la mise en œuvre de l’accord « se poursuit et se déroule de manière positive ».
« L’accord de trêve qui a été conclu sera conclu dans les prochaines heures », a-t-il déclaré.


GIPHY App Key not set. Please check settings