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Le Québec aliène les étudiants internationaux dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre sans précédent

Le Québec aliène les étudiants internationaux dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre sans précédent

Le Québec est au milieu d’une grave pénurie de main-d’œuvre d’environ 200 000 postes vacants, mais il est toujours déterminé à repousser les étudiants internationaux au nom de la préservation de la langue française – une décision qui, selon les critiques, nuit à l’économie provinciale.

Le mois dernier, le Québec a annoncé qu’il augmenterait les frais de scolarité universitaires à au moins 20 000 $ pour les étudiants internationaux souhaitant étudier dans la province.

De plus, il faudra investir les premiers 20 000 $ versés par ces étudiants dans des universités francophones; cela oblige les universités anglophones à augmenter les frais de scolarité considérablement au-delà de ce seuil, selon Marisa Coulton, collaboratrice du Financial Post.

La ministre québécoise de l’Enseignement supérieur, Pascale Déry, a justifié la décision de la province en affirmant que les étudiants internationaux et hors province quittent le Québec au lieu de travailler dans des emplois francophones.

Cependant, le Financial Post cite un rapport qui remet en question la véracité de cette affirmation : sur les quelque 50 000 titulaires d’un permis d’études postsecondaires au Québec, 44 pour cent travaillent au moment de leurs études.


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Des groupes d’entreprises ont souligné les avantages que le Canada tire des étudiants internationaux, le président de la Chambre de commerce de Montréal les qualifiant de « soupape de sécurité » pour alléger la pression sur le marché du travail national.

Cela est particulièrement vrai alors que de plus en plus d’étudiants internationaux choisissent de devenir travailleurs étrangers temporaires, travaillant à temps partiel pendant leurs études et à temps plein après l’obtention de leur diplôme.

Entre 2000 et 2019, en fait, le nombre d’étudiants internationaux employés au Canada est passé de 18 % à 50 %.

Quoi qu’il en soit, le Québec continue de faire preuve d’hostilité envers les étudiants immigrants à plus d’un titre.

Concordia et McGill se plaignent des nouvelles règles d’immigration du Québec

Il y a à peine deux mois, les universités Concordia et McGill avaient manifesté leur mécontentement face aux nouvelles règles d’immigration du Québec qui obligent les étudiants internationaux à apprendre le français, arguant qu’une telle exigence les dissuaderait de venir dans la province.

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Immigration.ca avait couvert cette histoire en septembre, lorsque le vice-recteur à la vie étudiante et à l’apprentissage de McGill, Fabrice Labeau, avait déclaré au comité législatif examinant les réformes de la politique d’immigration déposées que l’une des « conséquences involontaires » des changements apportés au Programme de l’expérience québécoise (PEQ) sera que les étudiants internationaux sans connaissance du français seront dissuadés de postuler et d’obtenir des emplois au Québec.

Le PEQ – qui est une procédure accélérée permettant aux étudiants internationaux d’obtenir un certificat de sélection du Québec – a été annoncé comme étant modifié par Christine Fréchette en mai, lorsqu’elle a déposé un paquet de réformes.


Regarder la vidéo:


Le PEQ a commencé à faire la distinction entre les candidats francophones et anglophones dans le but d’augmenter le nombre de candidats orientés vers le français.

Ici, les étudiants étrangers qui ont étudié en français ou qui sont francophones peuvent bénéficier d’un système accéléré conçu pour les retenir dans le pays, dans lequel ils peuvent faire une demande pour demander un certificat menant à la résidence permanente au lieu d’attendre 12 à 18 mois pour bénéficier de la même chose.

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Les étudiants qui viennent au Québec pour étudier en anglais et qui n’ont pas suffisamment de français à leur actif ne seront en revanche plus admissibles au PEQ et à ses avantages supplémentaires.

Cela correspond largement aux réformes globales de Fréchette en matière d’immigration dans la catégorie économique, qui est contrôlée par le Québec.

Le Québec fait marche arrière sur sa hausse des frais de scolarité pour les étudiants hors province

Les étudiants internationaux n’étaient pas les seuls à être visés par les réformes québécoises; Les frais de scolarité des Canadiens hors province devaient à peu près doubler, passant de 9 000 $ à près de 17 000 $ par année.

Cependant, cette politique a depuis fait marche arrière, puisque Daniel J Rowe de CTV News Montréal a rapporté mercredi matin que le gouvernement Legault augmenterait les frais de scolarité de 33 pour cent pour les étudiants de l’extérieur de la province.

Cela signifie une hausse d’environ 9 000 $ à 12 000 $ pour les étudiants canadiens hors Québec.

Les plans de scolarité pour les étudiants internationaux sont toutefois restés inchangés.

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